Mobilisation contre le nouveau système de rémunération à Lausanne

Equitas, le nouveau système de rémunération du personnel de la Ville de Lausanne, fait grincer ...
Mobilisation contre le nouveau système de rémunération à Lausanne

Mobilisation contre le nouveau système de rémunération à Lausanne

Photo: Keystone

Equitas, le nouveau système de rémunération du personnel de la Ville de Lausanne, fait grincer des dents. Et fort. Environ 2000 personnes ont manifesté jeudi dans les rues de la capitale vaudoise pour demander à la Municipalité de revoir sa copie.

Sur les pancartes des nombreux manifestants: 'Equitas, des calculs rapaces', 'Equitas, mauvais tour de passe-passe' ou encore 'Equitas, les employés boivent la tasse'. Un cortège de quelque 2000 personnes s'est déplacé jusque sous les bureaux du syndic pour lui manifester son mécontentement.

'On est nombreux et on est fâchés', a alors lâché Maria Pedrosa, secrétaire syndicale SSP au sein de la section lausannoise. Et la foule de scander un 'non, non, non au blocage des salaires'.

Mécontentement

'Par le biais de cette manifestation, nous voulons montrer qu'il y a un réel mécontentement, et dans de nombreux secteurs', explique à l'ats Maria Pedrosa. 'Si rien ne se passe, plus de la moitié du personnel qui travaille aujourd'hui à la Ville verra sa progression salariale bloquée d'ici à quatre ans'.

Des chiffres que réfute Florence Germond, municipale en charge des finances: 'Ces calculs ne tiennent pas compte des départs et des sorties de collaborateurs que nous enregistrons chaque année. Au final, les employés sans perspective de progression représenteront un tiers du personnel d'ici à quatre ans'. Et d'estimer qu'il faut voir le système dans sa globalité.

Plus de transparence

'Equitas va offrir aux employés la garantie de l'annuité alors que le précédent système fonctionnait au bon vouloir de supérieurs hiérarchiques. Il y aura plus de transparence', se réjouit la socialiste.

'Oui, des métiers sont revalorisés et nous le saluons. Par exemple dans les crèches ou bibliothèques', reconnaît Maria Pedrosa. Mais de regretter que d'autres voient leur progression stoppée comme des ouvriers d'usine ou des comptables, bien que le salaire actuel reste garanti.

Négociations

Pour le syndicat, il n'y a pas photo: le système tel qu'il est proposé doit être revu afin que la classification d'un certain nombre de fonctions soit revue. Et ce, bien qu'il ait passé la rampe du Conseil communal.

'Depuis deux semaines, nous sommes en discussion et nous avons accepté d'entrer en matière sur certains points', poursuit la municipale. 'Nous allons trouver un système de transition pour les personnes qui se retrouvent bloquées et envisager leur progression'.

Mais les négociations risquent d'être dures. Jeudi soir, Maria Pedrosa était déterminée: 'La Municipalité a commencé à changer un peu de registre mais c'est insuffisant. La semaine passée, ils nous ont proposé des cacahuètes. On verra ce qu'ils nous proposent après ce rassemblement'.

Dès janvier

Equitas doit s'appliquer à quelque 4800 employés dès le 1er janvier prochain. Ce nouveau système de rémunération 'veut répondre aux principes d'équité, d'égalité et de cohérence', et vise notamment à estomper les disparités entre hommes et femmes.

Si le syndicat réagit si près de l'entrée en vigueur du système, et bien qu'il a été associé à la démarche, c'est parce que 'les collaborateurs ont reçu les informations sur leur classification en octobre et c'est là que les gens se sont rendu compte', justifie Maria Pedrosa.

/ATS


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