Le KOF rabaisse à 1,5% sa prévision de croissance pour 2017

Face aux incertitudes persistantes, le KOF révise encore à la baisse sa prévision de croissance ...
Le KOF rabaisse à 1,5% sa prévision de croissance pour 2017

Le KOF rabaisse à 1,5% sa prévision de croissance pour 2017

Photo: Keystone

Face aux incertitudes persistantes, le KOF révise encore à la baisse sa prévision de croissance pour 2017. La progression du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse est désormais attendue à 1,5%, contre 1,6% encore en décembre.

L'économie suisse se trouve néanmoins dans 'une très bonne condition', estime mercredi le Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Les perspectives sont positives, surtout suite à la relance économique de la zone euro. Pour 2018, le pronostic est relevé à 1,9%.

L'économie américaine a surmonté sa phase de faiblesse tandis qu'en Chine, la conjoncture a été soutenue par des impulsions fiscales. Dans les économies européennes, la relance a été portée par l'Allemagne, l'Espagne et les Pays-Bas. Le Royaume-Uni a lui aussi apporté de fortes contributions, indépendamment de la décision du Brexit, constatent les économistes du KOF.

Certes, le contexte politique reste incertain. La montée des forces euro-critiques et populistes de droite en prélude aux élections présidentielles en France ainsi que l'incertitude politique en Italie pourraient inquiéter les marchés financiers. Avec pour résultat, une nouvelle hausse des primes de risque sur les emprunts d'État dans la zone euro.

Mesures de rationalisation

Vu l'évolution économique dans l'espace européen et la stabilisation dans les pays émergents, la demande en biens et en services suisses devrait connaître une évolution positive modérée (+2%) en 2017. Cette année aussi, les investissements de construction devraient reprendre (+1,1%) dans le pays, après la stagnation de l'an dernier.

Malgré ces signaux, le taux de chômeurs inscrits devrait se maintenir au même niveau, soit 3,3% en 2017 et en 2018. Le franc fort maintient les marges des entreprises sous pression, ce qui devrait se traduire dans les secteurs exposés à la concurrence internationale par de nouvelles mesures de rationalisation.

/ATS
 

Actualités suivantes

Articles les plus lus