Le directeur de Pro Helvetia veut une sélection plus sévère pour la promotion culturelle

Le nouveau directeur de la fondation Pro Helvetia Philippe Bischof souhaite un rapprochement ...
Le directeur de Pro Helvetia veut une sélection plus sévère pour la promotion culturelle

Le directeur de Pro Helvetia veut une sélection plus sévère pour la promotion culturelle

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

Le nouveau directeur de la fondation Pro Helvetia Philippe Bischof souhaite un rapprochement entre artistes et économie et entend revoir la promotion de la culture. Il annonce une sélection plus sévère dans le choix de projets à promouvoir.

La Suisse connaît une grande offre culturelle, mais il faudrait aussi tenir compte de la qualité et de la durabilité, estime Philippe Bischof, qui dirige Pro Helvetia depuis novembre 2017, dans une interview de la NZZ am Sonntag. Le Bâlois de 51 ans défend l'idée de promouvoir moins de projets pour soutenir davantage de contrats de plus longue durée.

Aujourd'hui déjà moins de la moitié des demandes sont acceptées, explique le directeur. Ce dernier souhaiterait être encore plus sélectif. Pro Helvetia ne devrait que soutenir des projets où son apport fait une réelle différence.

Et de citer en exemple le domaine de la traduction littéraire. La fondation est devenue plus active dans ce secteur. De bonnes traductions contribuent nettement à mieux faire connaître des auteurs suisses à l'étranger.

En parallèle, Philippe Bischof a ouvert la porte vers l'économie. Il pense que la promotion culturelle doit soigner une collaboration détendue avec le marché. Mais il souligne: 'La rentabilité économique n'est pas notre tâche'. La fondation promeut des voix artistiques qui convainquent. Elle entend placer ces choix avec succès. En outre, il tient à ce que l'art, la culture et la technologie oeuvrent ensemble.

Pro Helvetia a été fondée en 1939. Aujourd'hui, ses tâches sont de faire connaître la culture suisse à l'étranger, de contribuer aux échanges culturels entre les régions linguistiques et de promouvoir la relève. Pour 2018, la fondation a un budget de quelque 42 millions de francs.

/ATS
 

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