La force et la richesse des cinémas d'Afrique à Lausanne

Le festival Cinémas d'Afrique donne un coup de projecteur sur la diversité et la force de la ...
La force et la richesse des cinémas d'Afrique à Lausanne

La force et la richesse des cinémas d'Afrique à Lausanne

Photo: KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER

Le festival Cinémas d'Afrique donne un coup de projecteur sur la diversité et la force de la cinématographie africaine. Plus de 60 films sont à découvrir du 17 au 21 août à Lausanne, ainsi que des concerts et des performances artistiques.

Cette 16e édition réunit des nouveaux films, des oeuvres primées et des découvertes encore inédites. Ces créations 'fortes et originales' sont issues des différentes régions et cultures du continent ainsi que des diasporas, expliquent les organisateurs.

'Madame Brouette' sera projeté en ouverture, en présence de son réalisateur Moussa Sène Absa. Le festival consacre une courte rétrospective - en quatre films - à cet artiste touche à tout, à la fois cinéaste, peintre, acteur, musicien ou encore écrivain.

Son film, 'Madame Brouette', a été récompensé pour sa musique à la Berlinale en 2003. Mati, femme divorcée, assure sa survie en poussant sa brouette sur les trottoirs d'un marché de Dakar. Elle tombe amoureuse de Naago, policier corrompu. Un jour, des coups de feu éclatent et Naago s'écroule. Madame Brouette s'accuse du meurtre.

Inédits en Suisse

Sous la dénomination Panorama, le festival présente une sélection de longs et courts-métrages récents, pour la plupart inédits en Suisse. Plusieurs cinéastes seront présents et dialogueront avec le public. Lova Nantenaina (Madagascar) présentera 'Aza Kivy (Etoile du Matin)' et Omar El Zohairy (Egypte) 'Feathers (Plumes)', par exemple.

Le Nigérian Ike Nnaebue, considéré comme une étoile montante du cinéma africain, montrera son dernier documentaire 'No U-Turn (Pas de retour en arrière)'. Pour son film, qui a obtenu une 'mention spéciale' à la Berlinale, il a suivi la route des migrants à travers l'Afrique.

Cinéma du Bénin

Avec Focus Bénin, le festival met en lumière le cinéma béninois, qui peine à acquérir une visibilité au-delà de ses frontières. Pourtant, ce pays compte une génération de cinéastes dynamique qui propose des oeuvres courtes et percutantes, dans la fiction et le documentaire, soulignent les organisateurs.

Le samedi, une table ronde réunira plusieurs réalisateurs autour du thème 'Créer pour résister - Résister pour créer'. Que peut le cinéma contre les maux qui minent le continent ? Que peut-il contre l'émigration, la mauvaise gouvernance et la corruption, se demanderont-ils.

Parcours et création

Des cinéastes, des acteurs et des producteurs parleront de leur parcours ainsi que du processus de création. Au programme également un Ciné-Slam, avec le slameur Doueslik, un Ciné-concert et des soirées DJs.

Après deux années chamboulées par la pandémie et les mesures sanitaires, la manifestation retrouve enfin sa formule complète, avec son chapiteau, des propositions de débats, ainsi que des moments d’échanges. Rendez-vous à la Cinémathèque suisse, au Casino de Montbenon et au Théâtre de verdure voisin.

/ATS
 

Actualités suivantes