La bibliothèque universitaire de Lausanne déjà dans la e-vie

La bibliothèque cantonale universitaire de Lausanne va rouvrir partiellement lundi. Déjà très ...
La bibliothèque universitaire de Lausanne déjà dans la e-vie

La bibliothèque universitaire de Lausanne déjà dans la e-vie

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

La bibliothèque cantonale universitaire de Lausanne va rouvrir partiellement lundi. Déjà très numérisée, la BCU n'a pas particulièrement souffert de la fermeture liée à la pandémie: les prêts via internet et les apprentissages en ligne ont même fait un tabac.

Nous allons rouvrir les guichets de prêt le 11 mai, a dit Jeannette Frey, directrice de la BCU Lausanne. Tous les ouvrages peuvent être empruntés, y compris ceux du libre accès. Mais les personnes qui viennent sur place ne pourront pas s’installer en salle de lecture ou butiner dans les rayons.

Après cette pandémie, la BCU, présente sur six sites à Lausanne, ne va pas changer fondamentalement son organisation: cette bibliothèque est déjà très électronique. Pour les périodiques, plus de 95% de l’offre est numérique et pour les livres, 15% d'entre eux se présentent sous la forme de ebooks.

La bascule vers la consultation de sources numériques s'est déjà faite du côté des lecteurs depuis plus de 10 ans. Dès 2008, le nombre d'accès aux resssources électroniques - à l'époque, bases de données et e-journaux seulement - est supérieur à celui des prêts physiques.

Apprendre en ligne

Pendant les deux mois de fermeture, le succès des offres numériques, en particulier le e-prêt et l’apprentissage en ligne avec des méthode comme Vodeclic ou Assimil, a été fulgurant. 'Nous allons observer s’il s’agit d’un phénomène passager ou si le grand public va continuer de profiter de ces offres', a relevé la directrice.

De leur côté, les étudiants et les chercheurs ont pu continuer à travailler presque normalement pendant le bouclage. Des éditeurs ont élargi l’accès libre à des contenus utiles à l'enseignement et à la recherche dans des disciplines proposées à l'Université de Lausanne (UNIL), à l’hôpital universitaire (CHUV) ou à la Haute école pédagogique (HEP) Vaud.

La BCU n’a pas fait de prêt par la poste. Une prestation de l'ordre de grandeur de celle attendue par une bibliothèque universitaire n'était pas possible par un tel canal tout en respectant les mesures sanitaires, selon la directrice. D'autant plus que La Poste était déjà sous pression.

La vénérable institution, qui après 30 ans a quitté le réseau des bibliothèques romandes pour faire cavalier seul, enregistrait 19 millions de transactions électroniques en 2019 pour 750’000 prêts physiques. En 2020, pandémie oblige, cette proportion va encore probablement pencher davantage du côté du virtuel.

/ATS
 

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