En 2022, une Task force se mettait en place pour trouver une solution aux sécheresses récurrentes du lac des Brenets, dues notamment à des failles dans le sol. Elle ne s’est pas réunie depuis fin 2023 et n’a abouti sur aucune piste concrète.
Le lac des Brenets est complètement à sec, à un niveau rarement égalé. Les images ont fait le tour du monde, montrant l’endroit qui n’a de lac que le nom. Si la sécheresse exceptionnelle de cette année est principalement en cause, le fond du lac est également source d’inquiétude, notamment par son caractère poreux.
En 2022, une Task force était mise sur pied par le Conseil communal du Locle, réunissant plusieurs institutions suisses et françaises afin de plancher sur une solution pour laisser moins d’eau se perdre dans le sol.
Fin 2023, une étude de l’Institut suisse de spéléologie et de karstologie recensant les connaissances hydrogéologiques a été présentée à la Task force. Mais depuis, rien n’a bougé. La Task force ne s’est plus réunie et le lac a été laissé à l’abandon. Pour le conseiller communal du Locle en charge de l’environnement, Philippe Rouault, c’est un regret, même si « les bouchages de fuites, si on arrive à les faire, ce ne sera pas miraculeux ».
Philippe Rouault : « Le miracle, on n’arrivera pas. »
Pour autant, selon le conseiller communal, la Task force n’a pas été inutile. Elle a porté à la connaissance des acteurs concernés l’emplacement des failles principales et proposé une solution : du géotextile ou de l’argile avait été envisagé pour combler le fond du lac et du Doubs. Une proposition finalement abandonnée. Philippe Rouault admet que « depuis deux ans, on n’avait plus eu ce problème de sécheresse. L’urgence a été un peu mise de côté. »
Philippe Rouault : « Il faut trouver quelqu’un qui paie les travaux et personne ne se présente depuis deux ans. »
Contacté, le Canton de Neuchâtel précise toutefois que la loi fédérale sur la protection des eaux interdit l’introduction de « substances solides dans les lacs, même si elles ne sont pas de nature à polluer l’eau ». Par ailleurs, les interactions entre les eaux superficielles et les eaux souterraines doivent être maintenues. Le Service cantonal de l’énergie et de l’environnement conclut donc que les éventuelles pistes envisagées sont impossibles à mettre en œuvre.
Philippe Rouault : « On ne veut pas agir chacun de son côté de manière presque illégale. »
Philippe Rouault confie vouloir relancer des discussions quant à l’état du lac des Brenets. Le Canton de Neuchâtel nous a par ailleurs indiqué qu’une gouvernance binationale, requise pour l’éventuelle poursuite du dossier, n’a pas été sollicitée. La Task force, dans son état d’origine, semble donc avoir été complètement abandonnée. /bla









