Le Canton a annoncé la semaine dernière la mise en place d’aides pour favoriser l’installation de médecins généralistes et de pédiatres. L’État n’a pas d’autres moyens que l’incitation pour pallier le manque d’offre dans ce domaine
La denrée est rare, il faut les courtiser. Les médecins généralistes et les pédiatres font cruellement défaut à Neuchâtel, mais aussi dans d’autres cantons comme le Jura et Fribourg. Pour pallier ce manque, l’État de Neuchâtel, en collaboration avec la Société neuchâteloise de médecine et l’association Médecins de Famille et de l’Enfance, met sur pied plusieurs mesures. Le manque de médecins généralistes et de pédiatres s’explique par plusieurs facteurs. Les praticiens d’aujourd’hui souhaitent mieux concilier vie privée et vie professionnelle. Ce qui se traduit dans les faits par un nombre moins important de patients par médecins. Dans le même temps, indique dans La Matinale RTN Vincent Huguenin-Dumittan, chef du service cantonal de la santé publique, la société a besoin de davantage de médecins en raison de l’augmentation de l’espérance de vie, mais aussi de l’augmentation des maladies chroniques qui nécessitent plus de suivis que par le passé. Pour inciter les médecins à venir sur le territoire cantonal, l’État propose de les aider, eux et leur famille, à s’installer. Il s’agit notamment de les épauler dans des démarches « liées aux assurances quand on ouvre un cabinet ». Malgré tous les efforts déployés, « Les cantons n’ont pas de leviers légaux pour demander à un médecin de s’installer à un endroit plutôt qu’un autre. ». Par contre, Neuchâtel met sur pied tous les leviers qu’il peut pour inciter les médecins à s’installer sur sol neuchâtelois.









