Le collectif fustige dans une lettre ouverte les mauvais traitements infligés aux requérants d’asile du Centre fédéral. Il demande au SEM d’ouvrir une enquête indépendante et objective
Droit de rester dénonce des conditions inhumaines au Centre fédéral de requérants d’asile de Perreux à Boudry. Dans une lettre ouverte envoyée au Secrétariat d’Etat aux migrations et au conseiller d’Etat neuchâtelois Jean-Nath Karakash, le collectif demande qu’une « enquête indépendante soit ouverte établissant les faits en toute objectivité. »
Abus de pouvoir et système punitif
Droit de rester dénonce des violences banalisées de la part des agents de sécurité à l’encontre des requérants d’asile, un système punitif qui va au-delà de ce que l’on peut imaginer, des enfermements arbitraires dans des containers insalubres et sous-chauffés. Une personne s'est récemment retrouvée en état d'hypothermie et a dû être hospitalisée.
Selon Droit de rester, les réfugiés ont peur de porter plainte par crainte des conséquences pour leur procédure d'asile ou par crainte de recroiser les mêmes agents de sécurité. Pour échapper à ces mauvais traitements, beaucoup quitteraient la procédure d'asile en cours de route.
Droit de rester exige la transparence
Le collectif exige transparence et respect du droit suisse et international, la fin de la privatisation du domaine de l’asile, la suppression immédiate des cellules containers, la refonte complète du régime de sanctions et l’introduction d’un organe de médiation indépendant de gestion des plaintes vers lequel les requérants pourront se tourner, Elle exige également la fermeture du centre spécifique des Verrières. /comm-sma









