La CNCI a réuni les opposants à l’initiative « Entreprises responsables ». Le conseiller national PLR Damien Cottier n’hésite pas à qualifier cette initiative de « paternaliste, voire néocolonialiste »
Les opposants neuchâtelois à l’initiative « Entreprises responsables » entrent en campagne. Par le biais d'une conférence virtuelle organisée par la Chambre neuchâteloise de commerce et de l'industrie (CNCI), ils ont présenté leurs arguments à la presse ce mardi. S’ils reconnaissent des objectifs louables à l’initiative, celle-ci engendrerait selon eux des effets pervers pour des secteurs importants de l’économie neuchâteloise. Vincent Simon, suppléant romand d’economiesuisse :
Plutôt qu’une initiative jugée néfaste pour les PME, les représentants de l’industrie neuchâteloise souhaite que le contre-projet du parlement soit mis en œuvre. Ce dernier prévoit notamment d’augmenter les réglementations pour les entreprises de plus de 500 employés ou 20 millions de francs de chiffre d’affaires. Il exclurait notamment une inversion du fardeau de la preuve, inacceptable à leurs yeux. Derrière des intentions louables, l’initiative serait dangereuse car elle représenterait une ingérence intolérable dans les affaires internes à un pays.
Damien Cottier
Pour Damien Cottier, la mise en œuvre de l’initiative est impossible vu que le droit interdit d’enquêter à l’étranger. A ses yeux, le contre-projet du parlement est bien plus adapté car il concerne uniquement les plus grandes entreprises. Il préconise donc le non à l’initiative afin que celui-ci entre en vigueur. /lfe









