30 à 50 % des pêcheurs professionnels du lac de Neuchâtel pourraient rendre leur tablier d’ici la fin de l’année. La profession demande une aide d’urgence cantonale, après un début d’année catastrophique
La pêche professionnelle sur le lac de Neuchâtel peine à sortir la tête de l’eau et demande l’aide des cantons de Neuchâtel, Vaud et Fribourg. Après deux années déjà très compliquées, 2019 a commencé de manière catastrophique pour la profession. Les principales raisons invoquées restent inchangées : les micropolluants et les cormorans. Si de nouvelles stations d’épuration vont voir le jour d’ici quelques années, le problème du cormoran n’est toujours pas réglé politiquement. La gestion du volatile devrait passer devant le Grand Conseil cet automne.
Pour les trente pêcheurs professionnels du lac, il n’est cependant plus possible d’attendre, ils demandent une aide d’urgence cantonale, à l’image de ce qui se fait pour l’agriculture.
Le président de la Corporation des pêcheurs professionnels du lac de Neuchâtel, Eric Delley
Si cette demande ne devait pas aboutir, la profession craint que 30 à 50 % des pêcheurs ne doivent mettre la clef sous la porte, comme l’explique Eric Delley.
Une rencontre entre les pêcheurs et les conseillers d’Etat des cantons de Neuchâtel, Vaud et Fribourg, est prévue fin juin. /rgi









