La Convention collective de travail Santé 21 aura définitivement fait couler beaucoup de salive lundi lors de la session du Grand Conseil neuchâtelois. Après avoir décidé de supprimer la notion de CCT Santé 21 des textes de loi, les députés se sont ensuite écharpés sur le classement d’une motion demandant des clarifications sur les coûts de cette convention collective de travail ; classement qui a finalement été refusé. Le Conseil d’Etat va donc devoir lancer de nouvelles recherches.
La droite s’est dite insatisfaite des résultats de l’étude menée par l’Institut de hautes études de l’administration publique qui conclut que la CCT Santé 21 n’engendre pas de surcoûts pour le canton et qu’avantages et inconvénients s’annulent pour former un ensemble équilibré. Les Vert’libéraux et le PLR ont dénoncé une étude trop qualitative et exigé davantage de chiffres sur les coûts salariaux notamment.
Pour la gauche, réclamer davantage d’études sur le sujet n’a aucun sens. Le député socialiste Baptiste Hurni a indiqué qu’une nouvelle mouture de la CCT Santé 21 était désormais en vigueur depuis janvier et que les données obtenues par l’IDHEAP ne pouvaient dès lors pas davantage être exploitées car elles ne reflèteraient plus une situation d’actualité.
Le conseiller d’Etat en charge de la santé Laurent Kurth a de son côté haussé le ton et jugé scandaleux le comportement de la droite, accusée de réclamer d’un côté de nouvelles études coûteuses et de voter des plans d’économie dans d'autres circonstances. /sbe









