Franc fort: des entreprises serrent la vis

Catherine Laubscher. Catherine Laubscher, du syndicat Unia.

Les premières conséquences du franc fort ne se sont pas fait attendre dans le canton de Neuchâtel. Deux entreprises des Montagnes auraient annoncé vouloir répercuter la hausse du franc sur une partie de leur personnel.

Selon le syndicat Unia, HL Technology à La Chaux-de-Fonds souhaiterait proposer une baisse de salaire de 10% ou une augmentation du temps de travail de 4 heures par semaine à l’ensemble de son personnel.

Chez Wekerlé au Locle, les employés temporaires signeront leur nouveau contrat lundi, au salaire minimum de 16,46 francs de l’heure. L’entreprise proposerait par ailleurs une baisse de salaire de 20% à ses employés frontaliers. Une réunion du personnel est prévue ce vendredi après-midi.

Unia a mené une action d’information dans le parking de l’entreprise locloise jeudi. Pour le syndicat, il s’agit aussi d’une lutte contre le dumping salarial. Sylvain Schwab, secrétaire syndical:

Un sujet proposé par Myriam Wittwer.

Par ailleurs, le Conseil d'Etat neuchâtelois a pris position sur la cherté du franc. Il salue les mesures de soutien déjà prises par le Conseil fédéral, comme l’autorisation de recourir au chômage partiel en raison du taux de change. Il appelle la Confédération à prendre d’autres mesures pour venir en appui au secteur industriel. Le Canton va suivre l’évolution de la situation. Il pourrait prendre, si nécessaire, d’autres mesures exceptionnelles.

 


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