« Autour d’un café » avec La Joconde, sous les trait de Karina Marimon

On la croyait silencieuse, figée derrière sa vitre blindée, éternellement souriante et mystérieuse. Et pourtant… La Joconde a beaucoup de choses à dire. Grâce à Karina Marimon et à la plume malicieuse de Laurent Ruquier, le chef-d’œuvre de Léonard de Vinci quitte son cadre pour monter sur scène. Résultat : un spectacle aussi drôle qu’intelligent, où Mona Lisa raconte enfin sa version de l’Histoire.

Laurent Ruquier avec Karina Marimon Laurent Ruquier avec Karina Marimon devant le tableau de La Joconde, au Louvre, à Paris. © Alexandre ISARD

Dans La Joconde parle enfin, Karina Marimon relève un défi pour le moins singulier : incarner une œuvre d’art mondialement connue, observée par des millions de visiteurs depuis cinq siècles, sans jamais avoir prononcé un mot. Pression ou jubilation ? Sans doute un savoureux mélange des deux. Pendant 70 minutes, la comédienne donne chair, voix et esprit à Mona Lisa, naviguant entre anecdotes historiques, piques contemporaines et humour finement ciselé. Sous la plume de Laurent Ruquier, la Joconde devient une observatrice acerbe du monde, consciente de son statut d’icône, mais jamais figée dans la solennité. Elle parle, elle chante parfois, et surtout, elle surprend.


Si le texte est signé Ruquier, Karina Marimon y insuffle sa propre énergie, son sens du rythme et une complicité évidente avec le public. Le résultat ? Un monologue vivant, généreux, ponctué de petits secrets de scène et de détails qui font sourire à chaque représentation. Derrière l’humour, le spectacle glisse aussi des réflexions sur notre époque, le regard que l’on porte sur l’art, la célébrité et le temps qui passe. Mona Lisa, loin d’être figée dans le passé, observe notre monde avec ironie et lucidité — et elle n’est pas tendre, mais toujours élégante.

Rencontre dans « La Matinale » avec Karina Marimon, qui nous explique comment elle a donné vie à La Joconde:

Après cinq siècles de silence poli, La Joconde a enfin trouvé un micro. Et inutile de traverser le Louvre ou de braver la foule parisienne : grâce à l’Association Tous Ensemble, elle s’invite près de chez vous. Des places sont encore disponibles pour la voir le 30 janvier au Théâtre de Colombier pour applaudir Karina Marimon et découvrir une Mona Lisa plus vivante, plus bavarde et plus espiègle que jamais.

Une chose est sûre : après ça, vous ne regarderez plus jamais son sourire de la même façon. /rde