24 heures au SIS

Le 24 novembre, le peuple neuchâtelois dira s’il souhaite que la centrale d’alarme 144 reste dans le canton de Neuchâtel ou s’il préfère que le numéro soit externalisé dans le canton de Vaud.

Pour se rendre compte de la situation actuelle, Anthea Estoppey a vécu 24 heures avec le Service d’incendie et de secours du Littoral centre, à Neuchâtel. Elle nous raconte son expérience vers 7h25 jusqu’à jeudi.

Une aventure qui a commencé un vendredi à 7 heures du matin... Anthea Estoppey:

Dans la deuxième partie de notre reportage, on retrouve nos pompiers-ambulanciers après le repas de midi:

Troisième partie du reportage. Mardi, nous avions laissé l'équipe à l'heure du repas du soir:

Dans la dernière partie de cette série de reportages, on boucle la boucle des 24 heures, à partir du milieu de la nuit:


Actualisé le

 

Anciens commentaires

Alain Stoller

17.11.2013 10:06

Bonjour,

Dans le commentaire de Bernard, on peut relever une contradiction assez importante: en effet, dans le paragraphe introductif, on peut lire:" Personne ne remet en cause la qualité des régulateurs (...)" et vous mettez ensuite justement l'avis d'une personne, M. Philippe Rod, qui remet en cause leur travail en affirmant:" Parce qu'il n'y a pas un jour où cette dernière ne fait d'erreur de régulation".

Plutôt étonnant, non?

Concernant votre interrogation sur "la quantité d'appels qui va induire une surcharge de travail" à la FUS VD qui va engager 3 régulateurs de plus pour absorber un bassin de population supplémentaire de 170'000 habitants, on peut répondre que la direction de cette centrale a, en vingt ans d'existence, suffisamment de recul pour juger elle-même si 3 régulateurs se plus seront suffisants ou non.

Je pense enfin qu'aucune centrale du même type , que ce soit en Suisse ou à l'étranger n'est à l'abri de problèmes de régulation tels que ceux que M. Rod évoque, de manière vague de surcroît. La solution de la délocalisation des appels sanitaires urgents à la FUS VD est donc à soutenir jusqu'au bout en votant clairement OUI dimanche prochain. Elle garantit en effet une prise des appels auprès d'une centrale reconnue en évitant de demeurer dramatiquement dans la situation actuelle pour longtemps! Il en va de la sécurité au quotidien des habitants du canton de Neuchâtel.

Bon dimanche.

bernard

17.11.2013 08:13

Swissrescue.ch - 13 novembre 2013

Lettre ouverte de Monsieur Philippe Rod

Nous vous faisons part de la lettre ouverte de Monsieur Philippe Rod qui a été membre de la commission de création de la centrale 144 FUS-VD. Ce dernier émet quelques interrogations ! Personne ne remet en cause la qualité des régulateurs, mais nous nous interrogeons sur la quantité d'appels qui va induire une surcharge de travail. Pour rappel, il est prévu d'engager seulement 3 régulateurs de plus à Lausanne pour un bassin de population de 170'000 habitants neuchâtelois qui viendront s'ajouter aux quelques 750'000 habitants que gère actuellement le 144 Vaud !

"Je ne dis pas non d'emblée à cette possibilité.

Mais...mais je suis très inquiet sur la capacité du 144 vaudois à gérer correctement une centrale de plus.

Pourquoi? Parce qu'il n'y pas un jour où cette dernière ne fait d'erreur de régulation. Il en résulte surtout de l'incapacité de cette Centrale à être attentifs aux nombreuses critiques émises par les professionnels exerçant sur le terrain.

Pour avoir fait parti de la commission de mise en place de cette dernière, je me souviens qu'il était clair que le 144 serait aux services des ambulanciers et non l'inverse.

Je pense qu'il faut avant toute éventuelle expansion du 144 vaudois,faire une mise à plat de tous les problèmes actuels avec tous ces acteurs.
Quand ceci sera fait et que tous les problèmes rencontrés actuellement auront trouvés une solution, on pourra peut-être envisager une fusion.

Rod Philippe,
Ex. Directeur d'exploitation des ambulances Métropole,ex.dir.d'exploitation d'USR,Ex.Président de l'Association des ambulances Vaudoises (AVAP)"

Source : http://www.swissrescue.ch/index.php?rubrique=lettre_ouverte&lang2=f#735

Alain Stoller

14.11.2013 18:33

Bonsoir,

Au terme de ces quatre petits reportages effectués au sein de la caserne de la Maladière, je tiens à réitérer ce que j'écrivais dans mon premier commentaire:
Cette immersion de 24 h dans la caserne donne un aperçu du quotidien du personnel d'intervention et de la centrale d'engagement. En revanche, ce reportage, contrairement à ce qui est indiqué dans l'introduction, ne présente pas la situation actuelle relative à l'objet de la votation sur la délocalisation des appels sanitaires urgents du 24 novembre prochain.

Pour cela, il aurait fallu présenter ce qui se passe actuellement dans notre canton, à savoir la réception des appels 144 par la CET ( Centrale d'Engagement et de Transmission ) de la police neuchâeloise, la réception des appels pédiatrique par HNe et celle des appels concernant la médecine de garde. Il aurait été alors judicieux de mettre sur l'autre plateau de la balance de quelle manière tous ces appels sont gérés par une centrale CASU 144 déjà existante et efficiente , telle que la FUS VD ( ou une autre ).

La journaliste m'a indiqué qu'un contact pris avec la FUS VD n'avait pu se concrétiser et que par ailleurs, RTN avait organisé le 5 novembre dernier à Auvernier, un débat public sur ce sujet. Je profite de cette occasion pour remercier sincèrement les deux journalistes qui ont animé ce débat de manière impartiale et en respectant les temps de paroles des quatre intervenants. Ces derniers ont, il faut le dire, débattu de manière très courtoise malgré les arguments opposés.

Pour conclure mon commentaire, je pense que le titre de ce reportage peut quelque peu prêter à confusion: en effet, en cas de oui, les appels seront externalisés à Lausanne pour une durée de trois ans.

Mais, en cas de non, ce n'est pas une centrale 144 qui restera en terre neuchâteloise, c'est tout simplement mais dramatiquement la poursuite de la situation actuelle qui, tout le monde est d'accord, est éminemment dangereuse pour tous les habitant(e) du canton.

Pour cela , votons donc clairement et massivement OUI!

Bonnes salutations.

Mauley, Hauterive

13.11.2013 22:56

Une caserne est un bâtiment affecté au logement de personnel. Ce terme est particulièrement utilisé dans des domaines spécifiques tels que:

L'armée: caserne (militaire)
Les pompiers: caserne de pompiers

Pour un professeur depuis environ 40 ans et un commandant depuis 30 ans etc.....(selon tes dires sur les réseaux sociaux).

Alain Stoller

13.11.2013 16:28

Monsieur Jenni,

Tout d'abord, il me semblait qu' en tant que collègues sapeurs-pompiers et lors de plusieurs formations effectuées ensemble, nous avions, comme cela se pratique dans notre milieu, adopté le tutoiement. Mais cela n'est pas grave, le 'Mitch' que j'avais connu il y a quelques années a, me semble-t-il, bien changé.

Je ne m'abaisserai pas à vous répondre sur le même ton que vous utilisez à mon égard. A près de 62 ans et 37 ans de 'bottes' dont 30 comme commandant, j'estime que je me dois de ne pas entrer dans ce genre de discours provocateur.

Madame Estoppey a gentiment répondu à ma question en MP. Un contact avait été établi par RTN avec la FUS VD pour y réaliser un reportage mais cela ne s'est pas concrétisé. J'en ai pris acte.

Dans mon premier message, du 11.11, j'avais simplement relevé que ses reportages, très bien faits au demeurant, n'expliquent en revanche pas la situation dangereuse actuelle des appels sanitaires urgents que notre canton connaît depuis plus d'une décennie et qui constitue un des objets des votations du 24 novembre.

En ce qui concerne vos remarques au sujet des pompiers volontaires de proximité, notion à laquelle je suis très attaché, ainsi que leur double vie, leur disponibilité, les 'doublons', etc..., je vous invite volontiers à venir en discuter avec moi à la caserne de Marin autour d'un café. C'est avec plaisir que je vous présenterai les arguments en ma possession qui justifient mes dires. N'hésitez donc pas à me contacter à ce sujet.

Je vous adresse, Monsieur Jenni, mes cordiales salutations.

Cap Alain Stoller

Mitch Jenni, La Chaux-de-Fonds

13.11.2013 10:42

Monsieur Stoller, Encore une fois, vous voulez faire croire que les pompiers volontaires qui sont je le rappel des femmes et des hommes ayant une activité professionnels pendant la journée, seraient en permanence disponibles pour toutes les interventions concernant le feu et dans les même délais d'intervention que les SIS. Vous parlez également de doublons...J'y reviendrai plus tard!
Si les pompiers volontaires sont parfois et j'en suis ravi sur place avant l'arrivée du SIS, tant mieux. Vous êtes commandant du service du feu du Bas-Lac. Vos propos me fait froid dans le dos.
Il arrive comme vous le dites que l'on ait l'impression d'un doublon. Ça n'est absolument pas le cas, bien au contraire. Le fait d'envoyer par principe de précaution des moyens lourds se justifient en permanence car comme vous devriez l'expliquer aux lecteurs "chaque secondes comptent" Le fait de ne pas savoir si oui ou non le personnel volontaire est sur place, si leur effectif sera suffisant et surtout ne sachant ABSOLUMENT pas comment l'événement va se développer, il est impératif d'être le plus agressif vis-à-vis de l’événement dès les tout premiers instants. La vie de personnes est en jeu et nous ne pouvons de nouveau ABSOLUMENT pas nous permettre d'exception au départ des moyens.
Et si l'événement ne nécessite pas l'intervention de moyens habituels, ils rentrent sans autre dans leur caserne.
Vous prenez toujours l'exemple d'un feu de poubelle dont je sens que vous qualifiez de ridicule en permanence...Combien de fois, ce fameux feux que vous trouvez toujours ridicule a permis un développement très important de l'incendie??? J'en sais sûrement quelque chose, cela fait maintenant 30 ans que je suis pompier...Combien de fois ce feux de poubelle était juste à côté d'une façade d'un immeuble occupant un grand nombre d'habitants et pouvant prendre des proportions énormes???

Dans votre résonnement, on pourrait croire que la proximité est le remède miracle! Dans cette hypothèse, les pompiers du Bas-Lac étaient des doublons dans le cas d'incendie que vous citez au vu de l'intervention des pompiers d'entreprise du centre commercial !

Maintenant, ne mélangez pas tout, le reportage radiophonique porte sur l'ensemble du travail du SIS et non sur la différence entre le 144/118 comme vous voulez évidemment nous y conduire.
La LPDIENS vous fait peut-être souci, mais va au contraire dans le bon sens. Je pourrais aussi entrer dans votre jeu de prôner l'efficacité du 144 sur Vaud et je pourrais aussi vous répondre que le 118 est tout aussi important dans sa gestion et mériterais justement une centrale unique 118/144 pour une gestion intelligente des régions dans le domaine du 144/118 en regroupant les communes et leur forces (comme dans les montagnes Neuchâteloises)
Mais ceci, vous obligera à vous remettre en question! C'est peut-être ça le problème !

Alain Stoller

12.11.2013 14:25

Bonjour Madame,
J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de commenter à nouveau la suite de votre reportage! Car pour l'instant, je suis le seul et cela me gêne un peu...!
Dans ce deuxième reportage, vous avez donc eu l'opportunité de venir avec l'officier de service du SIS sur une alarme feu pour le début d'incendie d'une voiture à Marin à proximité immédiate d'un grand centre commercial.
A votre arrivée, vous avez donc pu constater que les pompiers du Bas-Lac qui défendent ce secteur étaient déjà sur place et que le début d'incendie était circonscrit. Pour être correct, les employés du centre commercial ( en même temps sapeurs-pompiers d'entreprise ) avaient déjà abattu les flammes qui sortaient du capot avec des extincteurs avant notre arrivée. Nous n'avons donc eu qu'à terminer le refroidissement avec une conduite de notre tonne-pompe et, à leur venue sur place, nos collègues du SIS nous ont effectivement aidé à casser le crochet du capot dont le système d'ouverture avait été rendu inopérant par l'incendie du moteur. Le véhicule sinistré se trouvant sur un emplacement en pente, nous avions également pris la précaution de le caler.

Vous avez donc pu vous rendre compte de la situation actuelle qui prévaut dans le secteur du Bas-Lac, à savoir que pour toute alarme incendie, les pompiers volontaires du secteur sont rapidement sur les lieux et , de manière systématique, sont 'renforcés' par des moyens lourds venant de la ville. Que cela soit pour une poubelle en feu à un abribus, un container à papier qui brûle, un début d'incendie de voiture, un feu de cuisine ainsi que pour toutes les alarmes automatiques feu provenant d'installations de détection incendie, principalement présentes dans les industries, les bâtiments rassemblant un grand nombre de personnes comme les centres commerciaux, les entreprises les écoles ou l'hôpital psychiatrique.

Je ne vais ici porter aucun jugement sur ces 'doublons' mais j'espère qu'au terme de votre intéressante série de reportages, vous effectuerez une synthèse de vos observations y adjoignant bien entendu surtout les sorties d'ambulance qui constituent comme vous le relevez l'essentiel des interventions des SIS. Vos auditeurs et lecteurs seront donc, je pense, vivement intéressés de savoir si toutes ces sorties d'ambulances sont véritablement justifiées et si une centrale CASU 144 efficiente comme celle à laquelle les autorités cantonales veulent déléguer tous les appels sanitaires de notre canton serait à vos yeux appropriée.

En restant à votre disposition pour tout complément d'information, je vous transmets mes cordiales salutations.


Cap Alain Stoller, commandant des sapeurs-pompiers du Bas-Lac

Alain Stoller

11.11.2013 19:24

Bonsoir Madame, Votre petit reportage est intéressant. Il montre le quotidien des 'sapeurs-pompiers-ambulanciers' du SIS NE. En revanche, je ne vois pas très bien ce qu'il apporte de concret et d'utile concernant la votation sur la réception des appels sanitaires urgents de notre canton.
A mon sens, il aurait été plus judicieux de 'plonger' dans la réception actuelle de ces appels à la CET de la police neuchâteloise, de vous intéresser de quelle manière les appels pédiatriques sont traités à Hne et de quelle façon les médecins de garde galèrent pour assumer leur fonction. Finalement, j'ai envie de vous dire que vos petits reportages sont comme les visites guidées organisées actuellement par les SIS: on montre aux citoyens de magnifiques infrastructures ainsi que le travail au quotidien ( non remis en cause) des personnes qui les composent mais on n'explique pas la véritable problématique en question, soit la réception professionnelle et efficiente des appels sanitaires d'urgence ( 85 % appels pédiatriques et médecine de garde / 15% appels au 144 ). Et cela n'existe malheureusement pas dans la caserne dans laquelle vous avez effectué votre reportage.

Suggestion: pourquoi n'iriez vous pas passer un moment à la FUS VD à Lausanne afin de faire vivre à vos auditeurs de quelle manière ces appels sont traités?

Avec mes cordiales salutations.

Alain Stoller, Marin-Epagnier