Les communes

Ce qu'il faut savoir sur Val-de-Travers

Les Neuchâtelois sont appelés aux urnes le dimanche 21 avril pour renouveler leurs autorités communales. Le tour des enjeux à Val-de-Travers.

Les enjeux à Val-de-Travers :

La Commune de plus de 10'600 habitants votera uniquement pour son Conseil général, après le refus d’une initiative l'année dernière, qui proposait d’élire l'exécutif. Mais les enjeux seront tout autant importants, puisque trois conseillers communaux ont annoncé leur départ ces six derniers mois.

C’est la première fois depuis la fusion en 2009, que Val-de-Travers connait pareil changement. À commencer par le socialiste Frédéric Mairy, devenu Conseiller d'État le 1er mars et remplacé par sa collègue, Sarah Fuchs-Rota. Mais c'est surtout du côté de la droite que les regards sont tournés, avec le départ de Christophe Calame et d'Yves Fatton, deux sortants PLR sur trois ne se représentent pas. Si Benoit Simon-Vermot rempile pour un nouveau mandat, il faudra voir si la liste de 32 candidats convainc la population, car l'objectif est le maintien des trois sièges au Conseil communal. Pour cela, il faut éviter de perdre des plumes au législatif, en gardant seize élus sur 41. Le président de campagne, Florian Dreyer n'est pas inquiet, selon lui, ce ne sera pas plus compliqué qu’en 2020. Treize sortants figurent sur la liste, qu’il qualifie de jeune. Des intéressés pour l’exécutif, il y a en a « plus qu’il n'y a de sièges disponibles », selon lui. Florian Dreyer estime également que l’histoire de l’ancien président, qui aurait piqué dans les caisses de la section régionale, ne devrait pas influencer les votes.

 

Le PLR devra surtout se défendre face à l’UDC

En embuscade depuis plusieurs années déjà, le parti agrarien espère passer de six représentants aujourd’hui, à neuf ou dix. Il annonce déjà avoir des personnes capables de briguer un mandat à l’exécutif. Avec douze candidats, dont seulement trois sortants, le président de section, Niels Rosselet-Christ reste confiant, ils « connaissent le terrain », selon lui. L’UDC pourrait être le seul parti à tenter de changer l’ordre établi à l’exécutif, même si AGORA reste ouvert à l’idée.

Le groupe souhaite surtout tripler sa représentation au législatif, de deux à six sièges. Il pourrait compter sur un report des voix des Verts, parti qui ne se représente pas à Val-de-Travers.

Mais le POP et le PS attendent également ce report de voix. De leur côté, les socialistes veulent surtout maintenir leurs deux sièges au Conseil communal, avec Eric Sivignon présent depuis une législature et l’arrivée de Sarah Fuchs-Rota. Le président de la section du PS vallonnière, Nicolas Béraneck vise aussi une augmentation du nombre de représentants au législatif, figé à dix. De son côté, le Parti ouvrier populaire espère bien passer de trois à quatre élus au Conseil général.

 

Proximité et écologie à Val-de-Travers

Le POP est fidèle à ses valeurs et fait la promotion du bien-être de la Commune avant les individualités. La politique de zéro refus en crèche, l’implication pour la jeunesse via Barak, ainsi que l’entretien de la Piscine des Combes sont au cœur des préoccupations. Chez les socialistes, quatre axes ont été définis, par exemple : le développement des transports publics et de la mobilité douce, ainsi que l’accent sur les commerces locaux et les milieux associatifs.

Le groupe AGORA veut aussi favoriser l’équilibre des finances communales et améliorer le soutien aux familles. De son côté, le PLR souhaite se battre pour préserver la policlinique de Couvet et lutter contre l’augmentation du coefficient fiscal, voire tenter de le baisser. Chez l’UDC finalement, les finances et la politique de domiciliation figurent dans le programme. Tout comme la priorisation des employés locaux pour les entreprises vallonnières. /swe