Les communes

Ce qu'il faut savoir sur la future commune fusionnée de Neuchâtel, Peseux, Corcelles-Cormondrèche et Valangin.

Les Neuchâtelois sont appelés aux urnes le dimanche 21 avril pour renouveler leurs autorités communales. Le tour des enjeux dans la future commune fusionnée de Neuchâtel, Peseux, Corcelles-Cormondrèche et Valangin.

Les enjeux à Neuchâtel :

Dans la commune fusionnée, 175 candidats se présentent cette année pour siéger au Conseil communal et conquérir l’un des 41 sièges du Conseil général. Avec cette question principale : que donnera la nouvelle répartition des sièges à l’exécutif, avec le passage au système majoritaire ? C’est la nouveauté de cette élection et elle pourrait rebrasser les cartes. Actuellement, les cinq sièges sont occupés par deux libéraux-radicaux, Violaine Blétry-de Montmollin et Didier Boillat. Un Vert’libéral, en la personne de Mauro Morruzzi, et deux élus de gauche, la Verte Nicole Baur et le socialiste Thomas Facchinetti, seul conseiller communal à ne pas se représenter cette année. Un deuxième tour, le 12 mai, est plus que probable, mais le premier devrait déjà indiquer la tendance.

 

Les ambitions des différentes formations politiques

La gauche ne le cache pas, elle veut reprendre la majorité à l’exécutif. Bien implantée en Ville de Neuchâtel, elle présente cette année une alliance rose-verte de quatre candidats. Le parti écologiste et les socialistes avaient, dans un premier temps, espéré réunir toute la gauche sous la même bannière. Mais tant le POP que SolidaritéS ont préféré partir seuls pour cette élection, en tout cas pour le premier tour.

Face à eux, le PLR veut préserver ses deux sièges avec ses deux sortants en tête de liste. Une volonté de continuité, partagée par Mauro Moruzzi. Il y a quatre ans, le Vert’libéral avait conquis cette dernière place à quelques voix près et, avant tout, grâce au système proportionnel. Même si les élections à la majoritaire mettent en avant des personnes plutôt que des partis et malgré la prime au sortant, le premier tour pourrait donc être compliqué pour l’élu du centre-droit. Reste que rien n’est joué et il sera intéressant de voir à quel point les électeurs de gauche tenteront de jouer les arbitres. Un report de voix, qui devrait être encore plus important en cas de second tour et qui pourrait favoriser les Vert’libéraux, au détriment d’un élu PLR.

Deux autres listes s’ajoutent au premier tour de cette élection au Conseil communal. Celle de l’UDC, qui marque son retour en Ville de Neuchâtel et qui veut regagner en visibilité. Ainsi qu’une nouvelle formation politique, « Oser l’inédit », lancée par Gilles Crelier. Tenancier d’un bar, le Neuchâtelois dit vouloir représenter la réalité du terrain, loin de la politique traditionnelle.

 

Du côté du Conseil général

La gauche est actuellement majoritaire au législatif, puisqu’elle possède 24 des 41 sièges. Les Verts en ont onze, juste devant les Socialistes et leurs dix élus. SolidaritéS, avec ses deux sièges, et le POP avec un seul représentant complètent le tableau. L’enjeu pour la gauche sera, avant tout, de conserver sa majorité, voire de l’améliorer. La droite, elle, aimerait rééquilibrer les débats. Le PLR, avec ses douze sièges, veut se renforcer, mais se frottera à une nouvelle inconnue : le poids du retour de l’UDC. Le parti, qui vise entre cinq et huit élus, pourrait autant renforcer la droite, en attirant de nouveaux électeurs, qu’affaiblir les libéraux-radicaux.

Enfin, il ne faut pas oublier les formations du centre. Les Vert’libéraux, actuellement représentés par cinq élus, tenteront de confirmer leur position. Le Centre présente également une liste et espère voir l’un de ses candidats accéder au Conseil général.

Chacun veut une part plus grande du gâteau, reste que ce dernier ne changera pas de taille… Il y en a donc forcément qui resteront sur leur faim au soir du 21 avril. /rgi