Ce qu'il faut savoir sur Laténa
Les Neuchâtelois sont appelés aux urnes le dimanche 21 avril pour renouveler leurs autorités communales. Le tour des enjeux dans la nouvelle commune de Laténa.
Les enjeux à Laténa :
A la suite de la fusion de La Tène, Saint-Blaise, Hauterive et Enges, la nouvelle commune de Laténa s’apprête à entrer dans sa première législature. Six listes, comportant un total de 108 candidats, ont été déposées en vue de l’élection du futur Conseil général qui comptera 41 sièges. Le Conseil communal de Laténa sera quant à lui élu par le législatif lors d’une séance prévue le 20 juin.
En vue du 21 avril, la liste du PLR est la plus étoffée avec 41 noms. Les libéraux-radicaux ont pour objectif de décrocher la majorité au législatif et visent donc 21 sièges. Le parti affiche aussi la volonté d’obtenir deux à trois sièges au Conseil communal, mais la gauche entend également occuper le terrain. Le Parti socialiste présente 20 candidats et espère obtenir au moins une quinzaine de sièges. Les socialistes ont pour ambition de placer un à deux élus à l’exécutif. Quant aux Verts, ils se lancent dans la course avec 19 noms. L’objectif du parti écologiste est de placer huit à dix candidats au législatif et d’avoir un élu au Conseil communal.
Par ailleurs, l’Entente va aussi peser dans la balance avec ses 20 candidats. Cette formation, ni de gauche, ni de droite, vise également entre huit et dix sièges. Les Vert’libéraux rêvent quant à eux de placer leurs cinq prétendants au législatif. L’UDC tente sa chance avec trois candidats, qu’elle espère également faire élire. Le parti n’a pour le moment pas d’élus dans les quatre villages actuels, mais mise sur le succès rencontré aux élections fédérales pour atteindre son objectif. Si l’on compare les ambitions affichées et le nombre de fauteuils à pourvoir, on peut affirmer qu’il y aura des déçus. On saura lesquels le 21 avril.
Mobilité, santé et finances : les préoccupations des partis
Les six formations s’entendent sur un point : tout sera à construire durant cette première législature. Il faut élaborer un nouveau règlement communal, harmoniser les autres règlementations, instaurer des commissions ou encore proposer un budget. Certains projets sont déjà en cours et se poursuivront, comme celui du nouveau collège à Hauterive. Des promesses faites durant la campagne pour la fusion doivent également être tenues, à l’image du maintien des identités villageoises et des sociétés locales. Sur ces points, les partis sont unanimes.
Le Parti socialiste entend mettre l’accent sur la défense du pouvoir d’achat, par exemple en réduisant le coût des transports publics. Il souhaite également développer les structures d’accueil pré et parascolaire, ainsi que l’offre médicale de proximité.
Les Verts défendent une mobilité plus douce par le biais de nouvelles pistes cyclables notamment. Ils plaideront pour un soutien aux commerces et producteurs locaux, ainsi que pour une rénovation des bâtiments. Cette volonté est partagée par les Vert’libéraux, qui veulent développer des pistes cyclables et des cabinets médicaux.
La fiscalité sous la loupe
A droite, l’accent est mis sur les finances. Tout doit être fait pour maintenir le coefficient fiscal à 68 points pour le PLR, l’UDC, mais aussi les Vert’libéraux. Les libéraux-radicaux veulent aussi travailler sur l’attractivité de la nouvelle commune. L’UDC veillera, quant à elle, aux dépenses et investissements de la nouvelle entité, qu’elle souhaite mesurés. Pour le parti, la mobilité motorisée individuelle doit continuer d’avoir sa place aux côtés de la mobilité douce.
L’Entente se donne quant à elle pour mission de veiller à ce que les prestations offertes correspondent aux besoins des citoyens, que les finances soient maîtrisées et que les engagements pris durant la fusion soient tenus, à l’image des réseaux citoyens. /sbm
