Les communes

Ce qu'il faut savoir sur Cressier

Les Neuchâtelois sont appelés aux urnes le dimanche 21 avril pour renouveler leurs autorités communales. Le tour des enjeux à Cressier.

Les enjeux à Cressier :

Les citoyens de la commune de Cressier ne se rendront pas aux urnes, du moins ce printemps. Une élection complémentaire sera organisée cet automne pour pourvoir les deux places manquantes au Conseil général. En effet, 27 candidats se sont annoncés pour occuper les 29 places du législatif. Cressier est, avec Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et Le Locle, une commune où c’est le peuple qui élit le Conseil communal. Mais là encore, l’élection sera tacite avec seulement cinq personnes intéressées à occuper cette fonction.

 

Un exécutif qui penchera toutefois un peu moins à droite

Le Conseil communal sera composé de trois libéraux-radicaux, au lieu de quatre jusqu’ici, et de deux représentants de « Ensemble pour Cressier », qui réunit le parti socialiste et les Verts. Sur les cinq membres, trois sont nouveaux. Au Conseil général, le PLR compte quatorze élus, sept femmes et sept hommes, alors que la gauche en affiche treize.

Là où Cressier se distingue, c’est que peu importe la couleur politique, il y a une très bonne entente entre les partis qui partagent les mêmes préoccupations. « C’est l’envie de travailler pour le village et ses habitants qui est importante », nous a-t-on dit en cœur. Tous s’accordent sur les priorités de la prochaine législature.

 

Des préoccupations communes

La mise en place du PAL, le plan d’aménagement local, doivent améliorer la qualité de vie et l’attractivité de la Commune. Le PLR souhaite notamment développer la zone industrielle des Devins pour y accueillir de nouvelles entreprises. Pour la gauche, il s’agit de développer la mobilité douce, notamment autour du pôle de la gare, qui engendre des problèmes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. PS et Verts soulignent aussi que le dynamisme de la vie associative du village est important, pour cimenter le bon état d’esprit qui y règne. Mais les moyens financiers manquent cruellement pour soutenir les sociétés locales. Les conséquences des terribles inondations de 2021 plombent et vont encore plomber longtemps les capacités d’investissements, qualifiées de « catastrophiques », par la gauche. Une des priorités demeure toutefois « de poursuivre le travail dans les mesures de protections des personnes et des biens, tout en menant une gestion stricte des dépenses communales », précise le parti libéral-radical.

 

Une fusion, mais avec qui ?

Enfin, si le dossier n’est pas encore prioritaire, la question qui revient régulièrement est celle d’une fusion. À Cressier, on y est globalement favorable, mais comment ? Par étapes ? Et avec qui ? La logique dirait Cornaux, Lignières et Le Landeron. Mais cette dernière commune est hésitante à cette idée. Partir dans un projet à trois ? Là se pose la problématique de la taille critique, « une fusionnette », aux yeux du PLR. Attendre quelques années et rejoindre Laténa ? Là encore, il n’y a pas d’avis tranché, mais les politiques cressiacois sont conscients que la commune ne s’en sortira pas toute seule sur le long terme et que des collaborations intercommunales vont devenir indispensables. /jpp