Les coulisses de l'Albisgütli

albisguetliL’UDC a tenu hier soir son 20e congrès à l’Ablisgütli, à Zürich. Le désormais vice-président du premier parti du pays, Christoph Blocher (tout à droite à côté de son épouse et du nouveau président de l'UDC, Toni Brunner), a exposé les grandes lignes de la politique d’opposition de l’UDC. Pas de grosse surprise: cette dernière se fera surtout par référendum et visera toute hausse de taxes ou d’impôts en Suisse et tout nouvel accord bilatéral si certaines conditions ne sont pas remplies.
Pas de grosse surprise donc, mais tout de même une ambiance particulière. Le commentaire de Lise Bailat.
 
Au départ, rien de frappant. L’arrivée de Christoph Blocher, largement ovationné par les membres de l’UDC, puis son discours, entre murmures et coups de gueule, et tout à coup cette fumée qui s’échappe de la scène. Cela dure une minute peut-être, certains évacuent déjà la salle puis on nous annonce un problème technique. Christoph Blocher, lui, est toujours au micro… Et ses fans ne veulent que lui. Car on peut parler de fans: Quelques minutes plus tard, un journaliste alémanique enregistre un commentaire en direct, devant son cameraman. Sa voix perturbe vraisemblablement le public. Un membre de l’UDC lui jette une pomme, puis une autre. Le journaliste s’approche de lui et dit: «Mais que serait l’UDC sans les médias?» la réponse fuse: «Que seraient les médias sans l’UDC?»
On ne dérange pas le mentor durant son œuvre. Lui qui provoque le rire lorsqu’il parle des autres partis, et l’émotion lorsqu’il parle de son peuple. Son petit peuple, bien peu présent à vrai dire. Ici, le costard est quasi obligatoire pour les hommes et la mise en pli pour les femmes…Les petites gens hier soir, servaient les plats et s’occupaient de la tombola. /lb
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