UNIGe: Charles Beer regrette les atermoiements de l'alma mater

BERNE - Le conseiller d'Etat Charles Beer déplore les atermoiements de l'Université de Genève dans l'affaire des quatre professeurs soupçonnés d'avoir abusé des notes de frais. Le magistrat s'en est expliqué dans la "Tribune de Genève"."Je regrette que l'on ait trop tergiversé pour signaler clairement les cas au Parquet", a déclaré M. Beer au journal genevois. Le responsable du Département de l'instruction publique aurait aussi préféré que l'université ouvre une enquête interne et qu'elle sanctionne plus durement un professeur récidiviste.Il n'y a cependant plus possibilité de revenir en arrière. Une procédure pénale a été ouverte et "on ne peut pas juger deux fois la même affaire", a noté M. Beer. Si le professeur récidiviste, auquel on a donné "simplement un avertissement", est blanchi par la justice, "l'affaire en restera là", a ajouté le magistrat.M. Beer a trouvé aussi des éléments positifs dans l'attitude de l'Université. "Le rectorat a eu le mérite d'avoir demandé un audit (sur les notes de frais), modifié les procédures et sanctionné un professeur, le tout en dehors de toute pression médiatique", a fait remarquer le conseiller d'Etat.L'affaire des notes de frais à l'Université de Genève a été révélée au début du mois. Selon le recteur André Hurst, les abus portent sur 8000 francs. Un professeur aurait notamment cherché à se faire rembourser un séjour privé dans le sud de la France en le faisant passer pour un déplacement professionnel à Lugano. /ATS
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