Une motion contre les chiens dangereux acceptée au National

BERNE - Le National ne mord pas, mais il aboie. Il est en effet insatisfait des mesures prises par le Conseil fédéral pour lutter contre les chiens dangereux. Il a donc réitéré sa position, en transmettant par 126 voix contre 28 la motion des Etats à ce sujet.Ce qui devait être un vote purement formel s'est transformé en coup de gueule. En effet, les deux conseils avaient déjà accepté chacun une motion ayant la même teneur. Mais la loi prévoit que, pour être contraignante pour le gouvernement, le texte de chaque conseil doit être adopté par l'autre.Or entretemps, le Conseil fédéral a pris certaines mesures contre les chiens dangereux, mais a refusé d'interdire que certaines types de chiens doivent être annoncés aux autorités et d'interdire certaines races de chiens, laissant aux cantons compétents le soin de le faire s'ils l'estimaient nécessaire.Le Conseil fédéral n'a pas fait son travail, ne réalisant les voeux du Parlement que ponctuellement, ont lancé les rapporteurs de la commission préparatoire. Le conseil doit dire clairement qu'il n'est pas d'accord avec cette manière de procéder."Nous ne mordons pas, mais nous aboyons, pour que le Conseil fédéral respecte enfin notre décision et sente notre émotion", a dit le rapporteur de langue allemande. Géraldine Savary (PS/VD) a rappelé que ces derniers temps il y avait eu un accident à Bâle avec un chien ainsi qu'en France. Une législation qui touche tant les propriétaires que les chiens est indispensable, selon elle.Si le Conseil fédéral ne veut pas aller plus loin, le Parlement légiférera de son propre chef. Une initiative parlementaire demandant l'interdiction des pitbulls a d'ores et déjà été déposée.Le conseiller fédéral Joseph Deiss a défendu la position du gouvernement. Celui-ci estime qu'il a pris des mesures et n'en veut pas davantage au niveau fédéral. Mais le Parlement a les moyens de devenir actif, a-t-il toutefois relevé.Le problème est une question de délai: avec une ordonnance du gouvernement, les mesures peuvent être prises rapidement, tandis qu'un changement de loi par le Parlement demande un à deux ans. /ATS
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