Santé: les Romands ne vont pas plus souvent chez le médecin

BERNE - Les Latins ne recourent pas davantage au médecin que les Alémaniques pour trois personnes sur quatre, selon une enquête de l'Observatoire suisse la santé qui tord le coup à un préjugé. En revanche, ils consomment plus de médicaments, en particulier des somnifères.L'excès de poids, la santé psychique et la santé au travail sont les points faibles des Latins, indique le rapport "La santé en Suisse romande et au Tessin en 2002". Mais dans cette région, six personnes sur sept se disent en bonne, voire très bonne santé.La moitié des hommes et un tiers de femmes souffrent de sucharge pondérale ou d'obésité. Cette dernière affecte un peu moins d'une personne sur dix.Quatre hommes sur dix et plus d'une femme sur deux déclarent ne pratiquer aucun sport pendant les loisirs. Du côté des jeunes, ceux de Genève, Vaud et Neuchâtel sont particulièrement friands de fast-food.La santé psychique des Romands et des Tessinois est par ailleurs considérée comme moins bonne que celle des Alémaniques. Les troubles du sommeil sont particulièrement fréquents chez les moins de 50 ans.La santé psychique dépend en partie de la satisfaction au travail. Cette dernière est moins bonne chez les Latins où la situation sur le marché du travail est plus tendue qu'en Suisse alémanique. Les Romands et les Tessinois déclarent aussi souvent avoir une conception plutôt pessimiste de leur existence et le sentiment de ne pas maîtriser leur vie.Les femmes ont une perception moins bonne de leur santé que les hommes et déclarent plus souvent des troubles physiques ou psychiques. En Suisse romande et au Tessin, elles recourent aussi davantage (et c'est connu) à la mammographie qu'en Suisse alémanique. /ATS
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