Privatisation de Swisscom: les fronts sont figés au National

BERNE - Le Conseil national a entamé son débat spécial sur la privatisation totale de Swisscom. Les fronts apparaissent figés, PS, Verts et PDC s'opposant au PRD et à l'UDC qui approuvent le retrait intégral de la Confédération du géant bleu.L'examen va durer encore des heures. Le refus d'entrer en matière sur le projet paraît programmé. La majorité de la commission préparatoire propose en tout cas au plénum d'enterrer l'idée d'une cession intégrale de la participation de la Confédération dans l'opérateur téléphonique.Les raisons de s'opposer à la vente de l'ensemble des actions en main de l'Etat (62,45% du capital) sont nombreuses, a dit d'emblée Werner Marti (PS/GL) au nom de la majorité de la commission. Les risques invoqués par le gouvernement pour procéder à cette cession ne sont pas fondés. En outre, la procédure de vente est loin d'être claire et l'ex-régie risque de tomber entre des mains étrangères.Or, il n'est pas opportun d'offrir à un investisseur privé le monopole naturel de Swisscom sur le réseau fixe et mobile, a renchéri Chiara Simoneschi (PDC/TI). La desserte de base pourrait être menacée, selon elle.De manière générale, les opposants à la privatisation ont estimé qu'il valait mieux enterrer rapidement le projet plutôt que de prolonger longuement l'incertitude pour Swisscom. Si la cession de la participation de l'Etat devait passer la rampe du parlement, le référendum serait lancé, a lancé Christian Levrat (PS/FR)."La Suisse est une île anti-privatisation en Europe", a rétorqué Georges Theiler (PRD/LU) à l'autre bout de l'échiquier. Et de s'insurger contre le déni de discussion que constitue le refus d'enter en matière. Pourtant, tant le Conseil fédéral que Swisscom prônent la privatisation, a noté le Lucernois.Au nom de l'UDC, le Schwytzois Peter Föhn a rappelé l'exemple de la débâcle de Swissair, alors que la participation de l'Etat y était pourtant nettement minoritaire. "Swisscom est aujourd'hui comme en oiseau prisonnier", a déclaré pour sa part Fulvio Pelli (PRD/TI), brandissant une cage à la tribune. /ATS
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