Privatisation de Swisscom: Berne s'en tient à une cession intégrale

BERNE - Le Conseil fédéral veut que la Confédération abandonne l'entier de sa participation dans Swisscom. Il maintient le cap à l'issue de la consultation et souhaite s'en tenir au principe de la cession intégrale. L'idée de l'action populaire est enterrée.Le gouvernement entend adopter le 5 avril son projet définitif à l'attention du Parlement. Il fera aussi état dans son message de la possibilité de conserver une minorité de blocage de 33%, une alternative évoquée ces derniers jours dans la presse par le ministre des finances Hans-Rudolf Merz.Le Conseil fédéral a cependant refusé de soumettre aux Chambres cette proposition, car il estime qu'une minorité de blocage "ne représente pas la meilleure solution". Le Conseil national devrait se prononcer le 10 mai, lors de sa session spéciale, et le Conseil des Etats en juin. Le peuple aura sans doute le dernier mot, la gauche et les syndicats ayant déjà brandi la menace du référendum.Les résultats de la procédure de consultation concernant le retrait de la Confédération du géant bleu montrent que les avis sont très partagés et qu'aucune majorité ne se dégage pour ou contre le projet. Une légère majorité des cantons y est opposée, en raison notamment du rejet catégorique des cantons de montagne, a noté le Département fédéral des finances.Néanmoins, fort du soutien du PRD, de l'UDC et des associations économiques, le gouvernement a de nouveau opté vendredi pour l'abandon total de la participation de la Confédération, actuellement actionnaire majoritaire de Swisscom (62,45% du capital). L'ex-régie fédérale serait alors entièrement privatisée.Le Conseil fédéral s'en tient ainsi au scénario qu'il privilégiait dès le départ et à un projet "limité à l'essentiel". Le désengagement étatique de Swisscom, annoncé à la fin de l'an dernier, a été justifié en particulier par les risques financiers que la Confédération devrait assumer en cas de problème ou de déconfiture de type Swissair. Par précaution, le gouvernement lui avait d'ailleurs interdit certaines opérations à l'étranger.Pour atténuer les effets d'une privatisation et répondre aux craintes des partisans d'un service public fort, des mesures d'accompagnement avaient également été mises en discussion. Mais la majorité des milieux consultés les ont rejetées. /ATS
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