Perquisitions dans l'affaire de l'immeuble de la rue du Stand

GENÈVE - L'affaire de l'immeuble de la rue du Stand, à Genève, prend une tournure pénale. Le procureur général de Genève Daniel Zappelli a indiqué avoir ouvert une procédure pour gestion déloyale des intérêts publics et faux dans les titres. L'instruction de l'affaire a été confiée au juge Stéphane Esposito. Le magistrat a effectué des perquisitions dans divers bureaux de la Ville de Genève et dans d'autres locaux, a fait savoir M. Zappelli. Les perquisitions ont eu lieu au Département municipal des finances, dirigé par le libéral Pierre Muller, et au Département municipal de l'aménagement, des constructions et de la voirie, placé sous la responsabilité de l'élu de l'Alliance de Gauche Christian Ferrazino, a précisé mardi à l'ats le maire de Genève, Manuel Tornare. La procédure pénale a été ouverte le 1er novembre. M. Zappelli a pris cette décision après avoir consulté le rapport sur l'affaire émis par le Service de contrôle financier de la Ville. Le procureur général s'est également basé sur les documents qui ont servi à établir cet audit pour estimer la gravité des faits. Sous pression, le conseil administratif de la Ville de Genève a convoqué la presse mardi soir. Christian Ferrazino et Pierre Muller faisaient face aux médias, alors que leurs trois autres collègues s'étaient assis un peu à l'écart. Les deux magistrats visés par les perquisitions ont dit assumer leur responsabilité politique. "Mais nous clamons haut et fort qu'il n'y a eu de notre part aucun comportement délictueux", a affirmé M. Ferrazino. L'affaire est le résultat de dysfonctionnements et non de malversations. Les deux élus se sont déclarés surpris par les perquisitions qui ont été conduites par le juge. "Nous étions prêts à collaborer". L'affaire de l'immeuble de la rue du Stand secoue le monde politique genevois depuis quelques semaines. La polémique tourne autour d'un bâtiment acheté par la Ville de Genève pour environ 30 millions de francs. Le Conseil municipal a accepté ce crédit sans savoir que l'immeuble avait besoin de travaux de rénovation. Le surcoût atteint aujourd'hui quelques 8 millions de francs. L'exécutif de la Ville a passé ces dépenses supplémentaires par le budget entretien. Il s'est ainsi évité un nouveau passage devant le législatif et un possible refus des conseillers municipaux de voter ce crédit complémentaire. /ATS
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