Particules fines: avis divergents sur les limitations de vitesse

BERNE - Les avis des directeurs cantonaux de l'environnement sur l'efficacité du 80 km/h sur les autoroutes contre les particules fines divergent mais tous veulent agir. Selon un spécialiste, les admissions hospitalières liées à cette pollution ont augmenté.Réduire la vitesse à 80 km/h sur tout le réseau routier pendant quelques jours ne sert pas à grand chose, estime le conseiller d'Etat st-gallois, président de la conférence des directeurs de l'environnement Willy Haag. Le trafic autoroutier ne produit qu'une faible partie des particules qui empoisonnent l'air ambiant, a-t-il relevé.M. Haag reconnaît tout au plus dans le "Tages-Anzeiger" la valeur symbolique et de sensibilisation d'une telle mesure. Il se méfie des décisions précipitées. Il est plus important d'inciter la population à se responsabiliser en édictant des recommandations.Le responsable de la sécurité de Zoug Hanspeter Uster, qui a le premier réduit la vitesse, n'a pas nié que le problème ne pourrait pas être résolu simplement par des réductions de vitesse. Il préconise 20 autres mesures pour améliorer la situation de façon sensible.Le président de la Ligue pulmonaire suisse Otto Piller est lui favorable à la mise en oeuvre rapide de mesures. L'ancien conseiller aux Etats et ex-directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) critique dans la "Berner Zeitung" le fait qu'on se borne actuellement à annoncer les dépassements de limite.Les pneumologues ont depuis longtemps signalé que la population souffrait de plus en plus de problèmes respiratoires et d'asthme. Ce problème aigu de santé public n'empêche pas quelque 16'000 véhicules diesel de l'armée suisse de rouler sans filtre, critique M. Piller.Les effets des hauts taux de particules dans l'air se feraient sentir dans les hôpitaux helvétiques. Le nombre d'admissions quotidiennes liées à cette pollution aurait augmenté de 17% pour chaque groupe à risque, selon les estimations d'un professeur de l'Institut universitaire romand de santé au travail.Les personnes à risque sont les enfants et adultes asthmatiques, les personnes de 65 ans et plus atteintes de bronchites obstructives et toute autre personne de 65 ans et plus atteinte de problèmes respiratoires. Les personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires font également partie des groupes à risque. /ATS
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