Moritz Leuenberger accueilli à Zurich

ZURICH - Les autorités et la population zurichoises ont accueilli le nouveau président de la Confédération sous la neige à Zurich. Moritz Leuenberger et le sortant Samuel Schmid ont rivalisé d'humour au sujet des tensions au Conseil fédéral. "Cher Moritz, pour moi, tu es un vrai Zurichois", a dit Samuel Schmid devant quelque centaines de personnes réunies à l'Opéra. "Un Zurichois, qui fait du bien à la Suisse", a-t-il précisé, provoquant ainsi les rires du public qui a saisi l'allusion au second conseiller fédéral zurichois, Christoph Blocher. Dans la lettre "personnelle" que Samuel Schmid a lue, il s'est clairement distancé des critiques adressées par son propre parti, l'UDC, au ministre des transports et de l'environnement. Soulignant "le talent politique et les capacités réthoriques" de Moritz Leuenberger, M. Schmid a dit "se réjouir" de la seconde année présidentielle du socialiste. Il a souhaité qu'en 2006 la politique redevienne "plus pragmatique et se distancie des positions idéologiques tranchées. Pour que notre système de concordance collégiale ne se transforme pas en système concurrence collégiale, nous avons besoin de discipline." "Si un jour t'en as marre, nous pourrons à nouveau en discuter à l'occasion d'un souper, si tu veux", a dit le Bernois. Poursuivant sur le même ton amical, Moritz Leuenberger a affirmé que lui et son collègue étaient - contrairement à ce qu'on pense - des êtres "romantiques". Il y a deux jours, ils auraient "dégusté un biscuit militaire à la lumière d'une bougie dans la cafétéria du Palais fédéral". "Je remercie Samuel Schmid de s'être souvent retenu durant son année présidentielle, afin de faire vivre l'idée de la collégialité", a dit Moritz Leuenberger. "Il a ainsi beaucoup fait pour la culture politique de ce pays." "Bien sûr, nous sommes différents, nous provenons de régions et de partis différents. Mais nous avons aussi beaucoup en commun: c'est le même parti qui ne cesse de nous lancer de nouveaux défis", a-t-il dit. Faisant également allusion à Christoph Blocher, Moritz Leuenberger a rappelé que le tournus des conseillers fédéraux à la tête de l'Etat était un instrument "pour répartir le pouvoir dans le pays". "Car on ne peut - théoriquement - pas exclure que même dans notre démocratie il y ait des gens qui désirent avoir énormément de pouvoir." /ATS
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