Micheline Calmy-Rey se rend à Bruxelles et à Helsinki

HELSINKI - En visite à Helsinki, Micheline Calmy-Rey a salué la convocation d'une séance spéciale sur le Darfour au Conseil des droits de l'homme à Genève. Elle a appelé l'institution à ne pas agir avec deux poids et deux mesures."La Suisse et la Finlande souhaitent que le Conseil des droits de l'homme puisse fonctionner différemment que (l'ancienne) Commission des droits de l'homme, sans double standard et dans un esprit de partenariat", a dit la cheffe de la diplomatie suisse lors d'une conférence de presse avec son homologue finlandais, Erkki Tuomioja, dont le pays préside l'Union européenne (UE).Mme Calmy-Rey a souligné le fait que les trois dernières sessions du Conseil des droits de l'homme ont concerné le conflit au Proche-Orient. L'organe de l'ONU a pour cela été accusé de parti pris."Il est très important que d'autres thèmes soient abordés", a affirmé la conseillère fédérale, qui a également insisté sur la nécessité que les pays européens coopèrent pour améliorer le fonctionnement de l'organe onusien. La session spéciale sur le Darfour devrait avoir lieu à la mi-décembre.Erkki Tuomioja a relevé de son côté le rôle "actif et constructif" de la Suisse dans les Balkans et en particulier au Kosovo. Berne s'est prononcée clairement en faveur d'une indépendance "formelle" de la province serbe à majorité albanaise.Le ministre finlandais, qui a félicité le peuple suisse pour son "oui" au milliard de cohésion, a estimé que les relations entre la Suisse et l'Union se développaient très bien. Interrogé sur une éventuelle adhésion de la Suisse dans le futur, il a estimé que celle-ci ne devrait pas poser de "grande difficulté".Mme Calmy-Rey a indiqué de son côté que la priorité de la Suisse allait à la voie bilatérale, même si le Conseil fédéral n'exclut aucune possibilité, y compris une adhésion. Berne veut se concentrer sur la ratification des bilatérales bis, ainsi que sur de nouveaux thèmes comme le marché de l'électricité.L'un des sujets de controverse dans les relations entre Berne et Bruxelles, à savoir les privilèges fiscaux accordés par les cantons à des holdings de sociétés européennes, n'a pas été abordé lors de cet entretien d'une heure.Le dossier avait en revanche été au centre de la rencontre en matinée à Bruxelles entre Mme Calmy-Rey et la commissaire européenne aux affaires extérieures Benita Ferrero-Waldner. /ATS
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