Metalor: le Ministère public requiert des peines de six à dix ans

BERNE - Le Ministère public de Neuchâtel a requis des peines fermes de 6 à 10 ans de réclusion contre les quatre principaux accusés du procès Metalor. Il a considéré les quatre prévenus comme les co-auteurs du hold-up commis en janvier 2004.Dans son réquisitoire, le procureur a relativisé les différents degrés d'implication des principaux protagonistes du "plus gros coup jamais exécuté dans le canton de Neuchâtel". Que ceux-ci aient agi en qualité d'organisateurs ou de participants au braquage, ils ont tous tiré à la même corde pour obtenir le résultat escompté.Pour le Ministère public, les quatre prévenus ont agi solidairement pour mettre à l'abri les 666 kg d'or dérobés chez Metalor à Marin (NE), qui n'ont pas été récupérés à ce jour. Le braquage a été exécuté sur la base d'un partenariat sans lequel les prévenus ne seraient jamais parvenus à leurs fins.Ils doivent donc être tenus pour les "co-auteurs" d'une opération de grand banditisme dont le butin "colossal" dépasse les dix millions de francs, a déclaré le procureur.Le procureur a requis 10 ans de réclusion envers un prévenu domicilié dans le canton de Vaud, dans la mesure où celui-ci a participé aux préparatifs et à l'exécution du hold-up. Il a abaissé la réquisition à 8 ans et demi si la Cour d'assises ne parvient pas à la conclusion d'une participation effective au braquage.Selon le procureur, les mêmes critères peuvent s'appliquer à un deuxième accusé, d'origine valaisanne, pour lequel il a requis des peines de 7 ans ou quatre ans et demi de réclusion. Il a exigé aussi une sanction de 6 ans de prison pour l'auxiliaire de Protectas qui a introduit les auteurs du braquage dans la place.Pour le chef de l'agence de Neuchâtel de Protectas, considéré comme l'instigateur du hold-up, il a requis une peine de neuf ans de réclusion. Même si ce dernier n'a pas participé directement aux opérations, il a souscrit au projet d'intervention prévoyant l'usage d'armes à feu et la neutralisation de deux employés.Pour un cinquième prévenu, écarté du coup après qu'il eut établi le contact entre l'instigateur et les exécutants, le Ministère public a requis trois ans et demi de réclusion.Enfin, il ne s'est pas opposé à l'octroi du sursis pour un sixième prévenu, menacé de 12 mois de prison pour son rôle secondaire dans l'affaire. La Cour d'assises devrait rendre son verdict jeudi. /ATS
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