L'UDC part en campagne sous sa devise "stop aux abus"

BERNE - "Stop aux abus": l'UDC utilise sa traditionnelle devise pour mener sa campagne en faveur de la révision de la loi sur l'asile et de la nouvelle loi sur les étrangers. Selon le parti, ces textes ne compromettent pas la tradition humanitaire de la Suisse.L'UDC ne mènera pas de campagne commune avec les autres partis bourgeois "car ces derniers ont de la peine à défendre des positions qu'ils ont auparavant combattues", a expliqué son président Ueli Maurer devant la presse. Conscient qu'il faudra se battre jusqu'à la votation du 24 septembre, le parti présentera ses arguments au moyen d'affiches, de "flyers" et d'annonces dans la presse ainsi que lors de manifestations et sur un site Internet.Les frais ne seront pas inscrits au budget ordinaire. Leur couverture sera assurée dans la limite des fonds récoltés. Pour la première étape de la campagne, l'UDC dispose de 300'000 francs, a précisé Ueli Maurer qui entend surveiller de près les moyens financiers dont dispose le camp du "non" pour voir si n'y figurent pas des subventions fédérales "détournées".Le parti entend convaincre en dénonçant les abus. Sans oublier de promouvoir à l'occasion son conseiller fédéral Christoph Blocher. Depuis l'arrivée début 2004 du Zurichois à la tête du Département fédéral de justice et police, des progrès ont été faits, se félicite l'UDC pour qui il est désormais temps de passer à l'étape suivante.Concernant l'asile, il s'agit de combler de nombreuses lacunes. "Nous somme toujours confrontés à quelque 10 000 nouvelles demandes d'asile par an dont 75% au moins sont abusives", a déclaré la conseillère d'Etat zurichoise Rita Fuhrer. But affiché: réduire l'attractivité de la Suisse et faciliter l'exécution de la loi.D'après Mme Fuhrer, la révision permet de répondre aux problèmes pratiques des cantons qui gaspillent aujourd'hui une grande partie de leurs ressources dans des efforts visant à rapatrier des requérants déboutés. Et de saluer l'idée de ne plus entrer en matière sur les demandes d'asile si le requérant ne fournit pas ses papiers d'identité.L'UDC s'en prend également aux requérants dont la demande a été rejetée définitivement et "qui multiplient les recours pour éviter une expulsion". Ils devront payer des émoluments, plaide-t-elle. /ATS
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