Les Verts ne veulent pas d'un siège au Conseil fédéral

BERNE - Les Verts ne veulent pas profiter de leurs succès pour convoiter un siège au Conseil fédéral. Le prix à payer serait trop élevé vu la constellation du gouvernement et le néolibéralisme qui y domine, a averti la nouvelle présidente du groupe au Parlement. Elue en septembre pour remplacer Cécile Bühlmann, la conseillère nationale Therese Frösch a repris la présidence du groupe parlementaire. A défaut de propositions concrètes, elle a préféré présenter aux médias sa vision concernant le positionnement des Verts sur la scène politique fédérale. La Bernoise a ainsi appelé les écologistes à concentrer leurs forces et leur action pour gagner en influence sur les gros dossiers émanant du Conseil fédéral. Abandonner l'indépendance que confère le statut de parti d'opposition pour devenir un parti gouvernemental n'aurait pas de sens en l'état actuel, a-t-elle estimé. Il faut plutôt se profiler sur la scène publique et dans la rue, a renchéri la présidente du parti suisse Ruth Genner. Au niveau fédéral, les Verts sont à la peine face à la ligne dure imposée par Christoph Blocher, a-t-elle admis. La question d'une présence écologiste au Conseil fédéral s'était posée après les élections d'octobre 2003. Les Verts s'étaient dits prêts à se lancer dans la course, mais seulement si l'UDC quittait le gouvernement. Si les Verts jugent inopportun de briguer un siège au Conseil fédéral, il n'en va pas de même de la présidence du Conseil national, chambre où ils sont représentés depuis les années 80. L'ancienne présidente du groupe Cécile Bühlmann a donné comme "devoirs" à Thérèse Frösch de s'engager pour que cette revendication devienne réalité. Les Verts veulent par ailleurs oeuvrer pour le "développement durable" de leur parti à tous les échelons politiques. Compte tenu notamment des victoires enregistrées ces derniers mois à Neuchâtel et à Genève, un renforcement de la députation romande au Parlement fédéral est "certainement possible", a pronostiqué le conseiller national Ueli Leuenberger. Le Genevois s'est aussi montré confiant quant aux chances du parti de faire son entrée au Conseil des Etats. Une représentation écologiste des cantons de Genève ou Vaud est, d'après lui, "un objectif réaliste aujourd'hui". /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.