Les effets de la libre circulation devraient rester modestes

BERNE - Les effets en Suisse de l'extension de la libre circulation devraient rester modestes. Selon un rapport prospectif de l'Université de Genève publié, il ne faut s'attendre ni à une immigration massive ni à des répercussions sociales importantes.Le nombre des ressortissant des nouveaux Etats membres de l'Union européenne - sans Malte et Chypre - ayant émigré en Suisse devrait atteindre un chiffre compris entre 47'000 et 60'000 en 2010. Puis les flux migratoires devraient avoir tendance à se réduire. En effet, le nombre des personnes les plus susceptibles de quitter leur pays - les 20 à 34 ans - devrait baisser en Europe de l'Est.Le contingentement prévu jusqu'en 2011 s'avère être adéquat, selon le document commandé par l'Office fédéral des migrations au professeur Yves Flückiger et dont le Conseil fédéral a pris acte mercredi. Il instaure en effet une limite restreignant le nombre de séjours durables en Suisse.Ainsi, selon les estimations, il n'y aurait guère en 2011 que 19 000 personnes supplémentaires venant des nouveaux pays de l'UE et séjournant en Suisse avec un permis de longue durée (jusqu'à cinq ans). S'y ajouteraient près 15'000 personnes au bénéfice d'un permis de courte durée (moins d'un an).Ces "nouveaux" immigrés se distinguent assez nettement des autres quant à leur profil. Plus de 70% seront des femmes. Une proportion importante seront des jeunes de moins de 30 ans. Enfin, ces immigrés est-européens se distinguent par un haut niveau de formation: près de 40% ont une formation tertiaire.Concernant le travail qu'ils effectueront en Suisse, le rapport estime probable que l'hôtellerie, la restauration, les commerces de gros et de détail, la santé, l'enseignement et les services aux entreprises seront les plus gros demandeurs de main-d'oeuvre. Une hausse, mais modeste, devrait être observée dans l'agriculture alors que la construction devrait afficher une baisse de la demande.Les effets sur l'emploi en général devraient quant à eux être limités. Vu que les immigrants s'installent plutôt dans les régions où ils ont le plus de chances de trouver un travail, il ne devrait pas y avoir véritablement de concurrence avec les Suisses. /ATS
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