Le Conseil fédéral persiste dans sa politique agricole 2011

BERNE - Le Conseil fédéral n'a pas tenu compte des critiques sur son projet de politique agricole 2011. Il a confirmé dans son message au Parlement sa volonté de transformer les subventions en paiements directs et de réduire l'enveloppe dévolue aux paysans."Ces réformes sont nécessaires pour permettre à l'agriculture d'assurer son avenir", a affirmé le ministre de l'économie Joseph Deiss. Elles s'incrivent dans la lignée des mesures déjà entreprises et doivent permettre aux paysans de devenir plus compétitifs et plus proches du marché, a-t-il expliqué.Cette restructuration s'avère également utile pour la politique extérieure puisqu'elle anticipe les négociations en cours à l'OMC ou pour un accord de libre-échange avec l'Union européenne, a ajouté M. Deiss. Le projet du gouvernement prévoit en effet de lever d'ici 2010 une série d'obstacles au commerce international.Toutes les subventions à l'exportation seront supprimées et les fonds affectés au soutien du marché passeront de 677 à 298 millions de francs pour les années 2008-2011.En contre-partie, le gouvernement propose de réallouer une grande partie de ces montants aux paiements directs non liés à la production. Ceux-ci "ne sont pas contestés dans le cadre des accords de libre-échange", a rappelé Joseph Deiss. L'enveloppe des paiements directs devrait ainsi passer de 10 à 11,2 milliards de francs.En ajoutant d'autres aides, le crédit destiné aux paysans pour la période 2008-2011 s'élève au final à 13,999 milliards, soit 593 millions de moins que celui pour 2004-2007.Selon lui, supprimer les subventions au profit des paiements directs obligera les exploitations agricoles à réduire leurs coûts, adapter leurs structures et réorienter leur production pour fournir des denrées de haute qualité, respectueuses de l'environnement et concurrentielles sur les marchés intérieurs et étrangers.Joseph Deiss s'est dit convaincu que "les mesures proposées dans le cadre de la politique agricole 2011 sont supportables sur le plan social". D'une part parce que les moyens financiers dispensés par la Confédération sont du même ordre que jusqu'à présent et, d'autre part, "parce que l'agriculture saura faire face à la baisse des prix en réduisant ses coûts."Le revenu des exploitations devrait rester stable si leur nombre continue à diminuer d'environ 2,5% par an, comme cela a été le cas ces dix dernières années. /ATS
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