Il n'y a pas de virage à droite au Conseil fédéral selon M. Merz

BERNE - Deux ans après son élection et celle de Christoph Blocher, Hans-Rudolf Merz estime qu'il n'y a pas eu de virage à droite au Conseil fédéral. Seules certaines décisions, dans le doute, ont été prises dans le sens voulu par le camp bourgeois. En Suisse, il n'y a pas pas de changements radicaux de direction, "Dieu merci", déclare le conseiller fédéral vendredi dans une interview publiée par le "St. Galler Tagblatt". Le système est si bien ancré que des révolutions ne sont presque pas possibles et pas nécessaires non plus, a-t-il ajouté. Le virage espéré par l'économie et la droite de l'échiquier politique ne s'est donc pas produit, selon le ministre des finances. Il constate en revanche une polarisation qui fait que les conseillers fédéraux de droite et de gauche ont sur certains points des opinions inconciliables. Conséquence: les séances du gouvernement durent plus longtemps que par le passé, "car nous nous battons plus pour trouver des solutions". M. Merz ne pense pas que cela se répercute sur la qualité du travail. "En tant que ministre des finances, je ne pourrais pas travailler sans un consensus avec mes collègues". Sur 18 votations fédérales durant cette législature, le Conseil fédéral en a perdu neuf. M. Merz souligne que pour ce qui est de son département, il n'a connu qu'un seul échec, le paquet fiscal. Parmi ses succès, il a cité la nouvelle péréquation financière et la solution trouvée pour l'or excédentaire de la BNS, qui profite pour deux tiers aux cantons. Hans-Rudolf Merz se dit convaincu que "notre pays a besoin du radicalisme comme dépositaire de la pensée libérale". Toutefois, un des secrets de la réussite de la Suisse est d'avoir toujours intégré les minorités: "Si nous n'y parvenons plus, alors notre pays s'effritera". /ATS
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