Grippe aviaire: zones de protection dans deux cantons

BERNE - Après la découverte de cas de grippe aviaire sur les rives allemandes du lac de Constance, près de la frontière suisse, les vétérinaires cantonaux de Schaffhouse et de Thurgovie ont ordonné la mise en place de zones de protection.La mesure a été confirmée par Cathy Maret, porte-parole de l'Office vétérinaire fédéral (OVF). Le rayon de protection est de 3 kilomètres, celui de la zone d'observation de 10. Dans ces deux zones, des mesures strictes sont désormais en vigueur.Deux nouveaux cas de grippe aviaire chez des canards sauvages ont été découverts sur les rives allemandes du lac de Constance, ont annoncé les autorités allemandes.De son côté, Thomas Zeltner, directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), a declaré qu'une pandémie de grippe aviaire en Suisse pourrait causer la mort de 10'000 personnes. Il faudrait en outre compter avec deux millions de malades et 50'000 hospitalisés.Si la grippe aviaire devait se transmettre à l'homme, les jardins d'enfants et les écoles seraient fermés en premier en Suisse, a déclaré M. Zeltner dans une interview parue dimanche dans le "Sonntagsblick". Des séances de cinéma et des concerts seraient ensuite annulés et le trafic ferroviaire et aérien restreint.A la fin mars, la Confédération présentera un plan de pandémie. Il réglera notamment, au niveau cantonal, quels hôpitaux sont prévus pour des mesures de quarantaine et quelles personnes recevraient le médicament Tamiflu, a poursuivi M. Zeltner.Pour Hans Wyss, directeur de l'OVF interrogé par le "Matin dimanche", ce n'est qu'une question de jours jusqu'à ce qu'un cas de grippe aviaire soit trouvé en Suisse. Il ne faudra toutefois pas considérer cela comme une catastrophe, a-t-il souligné.Il s'agira néanmoins de se préparer à vivre avec la présence du virus en Suisse pendant quelques années, a poursuivi le chef de l'OVF. Il semble en effet difficile de l'éradiquer dans les pays touchés.Concernant le numéro d'urgence mis en place par l'OVF, il affirme que beaucoup de gens expriment des craintes pour leur chat. A ce propos, Hans Wyss rappelle que si la transmission du virus de l'oiseau au chat a été prouvée en laboratoire, le risque est presque nul dans la nature.Le chef de l'OVF rappelle également que la seule chose importante, pour l'heure, est de ne pas toucher les oiseaux morts avec les mains et de les annoncer au vétérinaire cantonal. /ATS
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