Grève à la SNCF: retour progressif à la normale

PARIS - La SNCF mise sur un retour progressif du trafic à la normale jeudi après une grève de 24 heures. Il devrait en être de même pour les liaisons ferroviaires avec la Suisse. Mercredi, les liaisons entre la France et la Suisse ont connu d'importantes perturbations. Trois TGV sur sept ont été supprimés entre Genève et Paris dans les deux sens, les liaisons Genève-Montpellier et Genève-Nice ont été supprimées. Seuls deux trains circulant entre Bâle et Paris-Est sur cinq ont été maintenus. Sur les huit liaisons Genève-Lyon, cinq ont été annulées Pour la journée de jeudi, le trafic sera rétabli progressivement. Il sera encore quelque peu perturbé par des retards, a indiqué mercredi Jean-Louis Scherz, porte-parole des CFF. En France, des assemblées générales se sont tenues au sein des organisations à l'origine de la grève (CGT-cheminots, FO-cheminots, SUD-Rail et Fgaac) pour décider de la suite à donner au mouvement, au vu des "avancées" constatées par les syndicats lors d'une réunion mardi soir avec la direction. En début de soirée, la CGT-cheminots, majoritaire à la SNCF, disait "faire le point" sur ces votes. Mercredi en milieu d'après-midi, le service était assuré sur toutes les liaisons internationales (Eurostar, Thalys, Artesia, Elipsos et Lyria), sur 88 % des TGV en moyenne et sur 47 % des trains Corail. Le Transilien comptait assurer 60 % du service en moyenne pour la période de pointe de la soirée, contre 38 % prévus initialement. La SNCF (Société nationale des chemins de fer) a prévu un retour à la normale sur toutes les lignes jeudi matin. Pour la CGT et SUD-Rail, deux des quatre syndicats ayant appelé à la grève, ce n'est pas la faible mobilisation mardi - moins de 25 % de grévistes, selon la direction - qui explique cette rapide sortie de crise, mais les avancées obtenues lors de leur réunion avec le président de la SNCF, Louis Gallois. Les syndicats, qui dénonçaient une "privatisation rampante" de la SNCF par des filialisations, sont particulièrement satisfaits de la promesse de la direction de réintégrer la centrale de réservation IDTGV dans la maison mère. Ils ont également obtenu une hausse de salaire de 0,3 % pour 2006, dans l'attente de négociations qui s'ouvriront en janvier, ainsi que le versement d'une prime dite de gratification de 120 euros minimum par cheminot. /ATS
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