Genève: les CFF ont porté plainte - l'incident coûtera cher

BERNE - L'évacuation mardi de la gare de Cornavin à cause d'une alerte à la bombe coûtera cher. Les CFF, qui ont vu leurs trains immobilisés à Genève durant plus de deux heures, ont porté plainte. De son côté, la police poursuit son enquête.Les CFF pourraient se retourner contre l'auteur de l'alerte à la bombe en lui demandant des dommages et intérêts, a indiqué leur porte-parole Jean-Louis Scherz. L'entreprise a notamment payé le taxi ou une nuit d'hôtel à quelques personnes. Elle a également dû ramener pendant la nuit ses trains à leur destination initiale.La plupart des passagers a pu arriver à destination, a précisé M. Scherz. Les CFF ont d'ailleurs refusé de rembourser les billets des voyageurs qui n'ont subi que des retards. Les Transports publics genevois (TPG) ayant été aussi paralysés, l'ex-régie n'a pas pu faire appel à leurs bus pour acheminer les pendulaires.Du côté des forces de l'ordre, tous les efforts sont entrepris pour retrouver l'auteur de la double alerte à la bombe qui a entraîné l'évacuation de la gare de Cornavin et du magasin Globus, dans les rues Basses. L'enquête avance, a relevé sans plus de détail le porte-parole de la police genevoise Eric Grandjean.L'appel téléphonique reçu par le central 117 de la police a été lancé depuis une cabine publique. Les CFF et Globus ont été immédiatement informés de la menace. Ce sont eux qui ont décidé de l'évacuation, a précisé M. Grandjean. La police ne donne que son avis."Lorsque la police estime que le danger est à prendre au sérieux, nous évacuons", a pour sa part souligné M. Scherz. Les CFF s'en sont strictement tenus aux conseils des forces de l'ordre. L'entreprise ne voulait pas se voir reprocher un drame si une bombe avait explosé alors que la gare était bondée.Toute le secteur de Cornavin a été bouclé mardi en fin d'après-midi. "Jamais je n'avais encore vu ça", a relevé M. Grandjean. Une centaine de gendarmes a été mobilisée. Des chiens renifleurs d'explosifs ont fouillé la zone interdite et le service de déminage s'est retrouvé sur le pied de guerre.L'arrêt du trafic ferroviaire à Genève a eu des répercussions bien au-delà du canton. A Lausanne, les voyageurs en direction du bout du lac sont restés bloqués environ deux heures et demi. Ils ont été informés vers 19h00 des raisons de la paralysie des trains, selon les CFF. /ATS
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