Formation: les partis satisfaits du "oui" unanime

BERNE - Unanimes, les partis politiques saluent l'approbation par le peuple des nouveaux articles constitutionnels sur l'éducation et la formation. Pour leur part, les opposants au projet craignent un dessaisissement démocratique futur."Ces articles permettent la mise en place d'organes hybrides entre les cantons et la Confédération; les élus et le peuple seront déssaisis des dossiers", a rappelé le conseiller national Josef Zisyadis (POP/VD). Autre crainte partagée par la Conférence universitaire des associations d'étudiants, membre du comité "non le 21 mai!": la privatisation ultérieure du système scolaire et l'ouverture au privé.Pour les opposants de droite, les articles approuvés dimanche diminuent la souveraineté des cantons et représentent un pas vers un seul système éducatif à la française, a dénoncé le conseiller national Oskar Freysinger (UDC/VS) et membre du "Comité suisse d'opposition à l'espace éducatif suisse unifié". Or ce système coûtera cher et sera toujours plus bureaucratique.Selon M. Freysinger, l'uniformisation, qui existait déjà en partie, va déshumaniser l'école, alors que la diversité est garante d'une certaine culture générale. La qualité de la formation diminuera et ne répondra pas aux problèmes réels de l'école, qui sont avant tout sociaux.Les partis, en revanche, se félicitent de ce résultat. Selon Martine Brunschwig Graf, membre du comité "oui à la formation", rassemblant sept partis, le souverain a non seulement manifesté dimanche une très forte volonté d'harmonisation au niveau national mais aussi sa confiance à l'égard des cantons, qui auront une obligation de résultats.La conseillère nationale libérale genevoise souligne que "c'est la première fois depuis très longtemps qu'un article sur la formation et les universités passe la rampe, signe qu'il s'agit d'un projet équilibré mais aussi que les temps sont mûrs pour un fédéralisme plus coopératif".Avec ce vote, les projets d'harmonisation en cours au niveau suisse (HarmoS) et au niveau romand (PECARO) trouvent toute leur légitimité, estime Anne-Catherine Lyon, conseillère d'Etat vaudoise et présidente de la Conférence intercantonale de l'instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP). Un "non" aurait signifié leur mort politique.Pour la future présidente Isabelle Chassot, l'ampleur du "oui" constitue un "mandat impératif" aux directeurs cantonaux de l'instruction publique. "Cela signifie une obligation de résultats". /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.