Fête nationale: la prairie du Grütli a été sous haute surveillance

BRUNNEN - La prairie du Grütli et le village de Brunnen (SZ) ont vécu un 1er Août sous haute surveillance et dans le calme. Déployée en masse, la police n'a pas eu à repousser des hordes d'extrémistes de droite. Seuls 147 individus ont été refoulés.Quarante personnes ont été arrêtées, dont 33 extrémistes de droite et 7 de gauche, pour avoir refusé de quitter les lieux. Placées en détention provisoire, elles seront fixées sur leur sort dans les prochains jours, ont précisé les autorités schwytzoises et uranaises.Sous un ciel maussade, Brunnen était verrouillée. Des centaines de mètres de grillage ont été érigés autour de la gare, ne laissant le passage qu'aux points de contrôle. Les policiers vérifiaient l'identité des voyageurs jugés suspects, laissant passer les autres. Des contrôles étaient aussi menés sur chaque route entrant dans Brunnen, ainsi qu'à l'arrivée des bateaux.Les néofascistes avaient appelé sur internet à se rendre à tout prix sur le Grütli. A gauche, deux comités invitaient à manifester contre les néonazis dans Brunnen. Ils n'ont finalement guère été suivis.De nombreux habitants et commerçants partageaient son opinion. Certains imputaient toutefois la chute de leur chiffre d'affaires au "Guantanamo" érigé pour le 1er Août, d'autres le mettaient sur le compte des extrémistes dont l'arrivée claironnée a tenu éloignés de nombreux visiteurs "normaux".Quelque 1600 billets ont été distribués, mais seuls 1200 ont finalement fait le déplacement, peut-être par crainte ou en raison du mauvais temps. Environ 200 personnes jugées suspectes n'ont pas reçu leur sésame. Une bonne quarantaine ont réussi à passer entre les mailles du filet, mais ont été refoulées sur place.Le système des billets pour accéder au Grütli visait à empêcher une répétition de 2005, lorsque des centaines de personnes avaient chahuté le président de la Confédération Samuel Schmid.Cette année, Moritz Leuenberger avait décliné l'invitation, officiellement pour éviter que le discours sur le Grütli du président de la Confédération ne devienne une tradition.Il a été remplacé par Markus Rauh. L'ancien président du conseil d'administration de Swisscom, qui milite dans un comité bourgeois contre la nouvelle loi sur l'asile, a appelé la Suisse a saisir avec courage les défis actuels, avant qu'il ne soit trop tard. /ATS
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