Développement et Coopération: la Suisse risque de perdre du terrain

BERNE - La coopération permet à la Suisse d'assurer sa présence dans le monde, a affirmé Micheline Calmy-Rey. Mais, en tant que petit pays donateur, elle doit réfléchir à une politique qui lui évite de perdre du terrain en comparaison internationale.Au sein du groupe des "plus petits pays donateurs", "de nombreux pays sont en train d'augmenter considérablement leur contribution à la coopération au développement", a déclaré la conseillère fédérale. Elle s'exprimait à Berne devant 1500 persones à l'occasion de la Conférence annuelle de la coopération au développement.Trois options s'offrent à la Suisse en matière de politique du développement pour lui permettre de rester à la fois visible et efficace, a détaillé la cheffe de la diplomatie helvétique.Avec une "politique de niche", la Suisse concevrait ses programmes de développement en fonction de ses qualités et expériences propres. Et Mme Calmy-Rey de citer l'exemple de la promotion de la démocratie, la décentralisation ou la protection de l'environnement.Avec une "politique d'omniprésence", la Suisse s'engagerait partout où la communauté internationale met en oeuvre des programmes communs. Mais cette solution est limitée par la "modestie de nos possibilités financières", a estimé la conseillère fédérale. La Suisse pourrait enfin réduire le nombre de ses pays partenaires et augmenter ainsi ses contributions.Aux yeux de Mme Calmy-Rey, "aucune de ces trois options ne représente à elle seule la panacée en matière de politique extérieure". "Il nous faut davantage faire reposer notre sélection sur des critères tels que notre savoir-faire spécifique et nos avantages comparatifs en matière de politique du développement", a-t-elle conclu.Pour sa part, le ministre des finances du Nicaragua, Mario Flores, également présent vendredi à Berne, a souligné l'importance du partenariat entre les pays en voie de développement et les Etats donateurs.Ces derniers ne doivent pas fournir "une aide pour instaurer une dépendance, mais au contraire créer une indépendance durable" des pays en voie de développement, a-t-il affirmé. Le Nicaragua, Etat le plus pauvre des deux Amériques, constitue l'une des priorités géographiques de la coopération suisse au développement. /ATS
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