Démission de Joseph Deiss: partis politiques très surpris

BERNE - Les partis politiques se sont montrés extrêmement surpris par la démission de Joseph Deiss, PDC en tête. Aucun d'entre eux ne conteste le droit du PDC au siège du conseiller fédéral partant.Le PDC qui n'avait pas été informé à l'avance de son départ n'a pas tari d'éloges à l'égard de son ministre démissionnaire. Selon lui, il a accompli un travail excellent au Conseil fédéral et posé de nombreux jalons, notamment l'entrée de la Suisse dans l'ONU et la consolidation de la voie bilatérale.Le conseiller fédéral a donné sans relâche des impulsions aux réformes économiques et une nouvelle importance aux relations économiques avec l'étranger. Il a eu fort à faire avec un gouvernement composé de francs-tireurs. S'ils la regrettent, les jeunes PDC ont dit comprendre sa décision et ont salué son fantastique engagement.Le président de l'UDC Ueli Maurer dit aussi "comprendre" cette décision, mais pour d'autres raisons. "Joseph Deiss n'a pas eu de succès dans sa carrière de conseiller fédéral", selon lui. Il est un ministre "sans couleur et sans force". "Il n'a pas fait grand-chose au Conseil fédéral", a ajouté Gregor Rutz, secrétaire général de l'UDC.Le Parti socialiste (PS) dresse un bilan en demi-teinte des sept ans de Joseph Deiss au Conseil fédéral. Ce dernier perd une personnalité du centre, tenante de la collégialité, selon le président du PS Hans-Jürg Fehr. En revanche, le PS aurait attendu une action plus déterminée contre le chômage des jeunes et pour des places d'apprentissage.Quant aux radicaux (PRD), ils disent avoir bien travaillé avec M. Deiss. Il y a encore beaucoup de "chantiers ouverts" dans son département, a dit Fulvio Pelli, président du PRD qui pense que le ministre aurait bien voulu terminer ces chantiers".Et de citer la politique agricole, la politique économique extérieure et la croissance. Il laisse de "lourds dossiers" à son successeur, a encore dit M. Pelli.Pour les Verts, cette démission est tactique en vue des élections fédérales. Le PDC a déjà pratiqué cette stratégie par le passé, selon la présidente du parti Ruth Genner. Joseph Deiss ne s'est pas véritablement profilé, ni en tant que ministre des affaires étrangères, ni en tant que ministre de l'économie, estime Ruth Genner. Il a suivi "bravement" le seco.Le PDC va d'ailleurs mettre sur pied vendredi une commission chargée de rechercher un successeur à Joseph Deiss. /ATS
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