Défilé de néonazis à Brunnen: pas de poursuites judiciaires

SCHWYZ - La justice schwytzoise n'a rien à reprocher aux quelque 600 extrémistes de droite qui ont défilé le 1er août dernier à Brunnen. Ils avaient reçu un accord oral de la commandante de la police et du conseiller d'Etat Alois Christen.La juge d'instruction, Alexandra Haag, a confirmé l'information parue dans différents médias et sur le site Internet du Parti des Suisses nationalistes. Selon elle, les néonazis qui revenaient de la prairie du Grütli "devaient bien rejoindre la gare de Brunnen d'une façon ou d'une autre".Après avoir sifflé le conseiller fédéral Samuel Schmid sur le Grütli lorsqu'il parlait de la nécessité d'intégrer les étrangers, le groupe avait crié des paroles telles que "les étrangers, dehors!" sur la rue principale de Brunnen. Officiellement le gouvernement schwytzois avait interdit toute manifestation le jour de la Fête nationale.La police n'était pas intervenue, afin d'éviter une explosion de violence. Elle avait ensuite déposé des plaintes contre plusieurs personnes. La juge d'instruction a décidé de ne pas leur donner suite. Elle estime que les manifestants n'ont commis aucun acte punissable.La police était déjà arrivée à la même conclusion en ce qui concerne les actes commis par les extrémistes sur le Grütli. "Tout manque de respect - aussi rebutant soit-il - n'est pas punissable", avait expliqué un responsable de la police uranaise. /ATS
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