Décès de Jean-Philippe Maitre: émotion et éloges du monde politique

BERNE/GENèVE - Un homme respecté, d'une grande élégance et doté d'un formidable esprit de synthèse: ceux qui l'ont connu ne tarissent pas d'éloges sur Jean-Philippe Maitre, décédé à l'âge de 56 ans d'un cancer."Nous perdons un politicien qui était une idole pour le PDC et pour moi", a témoigné la présidente du PDC Doris Leuthard dans l'émission "Forums" de la RSR. Jean-Philippe Maitre recherchait l'équilibre entre la droite et la gauche et était respecté de tous.Sur les mêmes ondes, le conseiller fédéral PDC Joseph Deiss a relevé que la Suisse perd un de ses acteurs politiques les plus écoutés. Thérèse Meyer (PDC/FR), qui a remplacé le Genevois à la présidence du Conseil national, a relevé ses qualités humaines d'abord, techniques et politiques ensuite, dont un formidable esprit de synthèse.Le président de la Confédération a noté que personne n'échappe à la maladie et à la mort. Si, dans leurs querelles, les hommes politiques gardaient en tête cette évidence, on pourrait s'épargner de nombreux théâtres politiques, a dit Moritz Leuenberger.Dans sa volonté de consensus et de cohésion, Jean-Philippe Maitre était un politicien typiquement suisse, a indiqué Dominique de Buman, vice-président du PDC. Il voulait que les Latins vivent dans le système suisse mais aussi que les Alémaniques comprennent la spécificité latine. Jean-Philippe Maitre était un véritable homme d'Etat, selon M. de Buman.Ses adversaires politiques reconnaissent sa stature. Christian Grobet (Indépendants), ancien président du Conseil d'Etat genevois, a évoqué à "Forums" un "homme extrêmement respectueux de ses collègues".Pour sa part, le conseiller national Jacques-Simon Eggly (PLS/GE) a évoqué à la TSR l'influence de M. Maitre, notamment dans les coulisses et auprès du Conseil fédéral. Il avait d'ailleurs les qualités pour devenir conseiller fédéral, mais le Genevois était là au mauvais moment après le départ de Ruth Dreifuss.Pour le PDC genevois aussi, M. Maitre aura été "un véritable guide de l'action politique du parti" pendant plus de 20 ans. Cette disparition me cause une "immense émotion", a dit Pierre-François Unger, président du Conseil d'Etat genevois. Genève perd un homme politique exemplaire et "je perds un ami". Lors de ces derniers mois de vie, M. Maitre a été capable, dans des circonstances douloureuses, de faire la preuve de dignité et d'autonomie, a ajouté le démocrate-chrétien. /ATS
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