De moins en moins de garçons dans les classes de maturité

BERNE - Le nombre de garçons dans les classes de maturité baisse. Ils ne sont plus que 16 % sur l'ensemble des adolescents contre 22 % de filles à fréquenter un gymnase. La révision de la maturité pourrait permettre d'inverser cette tendance.Les chiffres sont clairs: il n'y a encore qu'un quart de siècle, la maturité était dominée par la gent masculine. Durant l'année scolaire 1980/81, le pourcentage de filles dans les classes de gymnase s'élevait à 44,1 % selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique. A peine 23 320 jeunes filles côtoyaient 29 606 adolescents.Depuis, le vent a tourné. Les filles ont largement rattrapé leur retard et sont majoritaires depuis douze ans sur les bancs du gymnase. Leur pourcentage se montait à 56,3 % durant l'année scolaire 2004/2005. Environ 22 % de toutes les adolescentes de 16 à 20 ans fréquentaient une école de maturité, contre 16 % de garçons.Pour Hans-Peter Dreyer, président de la Société suisse des professeurs de l'enseignement secondaire (SSPES), le décalage entre les sexes est dû à plusieurs facteurs. La maturité professionnelle a gagné en qualité et en acceptation, a-t-il déclaré. Pour les jeunes hommes qui travaillent volontiers de manière pratique, elle est devenue une réelle alternative à la maturité gymnasiale.Les différences dans le développement personnel des deux sexes jouent aussi un rôle. Les garçons sont moins mûrs que les filles au moment décisif d'entrer au gymnase. Leur soif d'apprendre est limitée.La réforme de la maturité (EVAMAR) porte aussi une responsabilité dans cet état de fait. Des branches comme les sciences naturelles et l'informatique qui correspondent davantage aux goûts masculins y sont dépréciées, souligne M. Dreyer. Les matières "féminines" comme les langues étrangères et la musique y sont en revanche développées.C'est pourquoi l'enseignement des sciences naturelles doit être renforcé dans la prochaine révision de l'ordonnance sur la maturité, selon M. Dreyer. Tel est aussi le souhait exprimé par les enseignants au gymnase. Le président de la SSPES a d'ailleurs l'impression que la négligence de cette branche au niveau de l'école obligatoire déjà est plus grande que dans les pays anglo-saxons. /ATS
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27.03.2010
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