Consommateurs et détaillants craignent pour leur porte-monnaie

BERNE - La mise hors cours des pièces d'un et de cinq centimes ne séduit guère. Le projet risque de faire grimper les prix, craignent les défenseurs des consommateurs, et coûtera cher, renchérissent détaillants et PME. Les pièces de cinq centimes doivent être conservées, plaident la Fédération romande des consommateurs (FRC) et la Fondation alémanique pour la protection des consommateurs (SKS). Si elles disparaissent, le timbre pour le courrier B pourrait coûter 90 centimes, avertissent-elles. La suppression du sou dès 2007 risque effectivement de poser des problèmes pratiques à La Poste et d'avoir des conséquences pour ses clients, répond le porte-parole du géant jaune Dario Ballanti. La Poste ne pourra pas augmenter le prix du courrier B d'ici à 2007, a-t-il précisé. Des solutions comme des carnets à deux timbres pourraient par exemple être envisagées. L'inflation va renchérir les prix de 0,2 % mais c'est beaucoup dans un pays où le niveau des prix est déjà élevé, précise Nadia Thiongane, économiste à la FRC. La facture touchera le créneau des petits prix et essentiellement l'alimentation, donc tout le monde. Les futures augmentations risquent en outre de s'effectuer à coup de dix centimes au lieu de cinq, ajoute la SKS. Economiesuisse est quant à elle a priori favorable à la disparition de ces pièces, indique son chef économiste Rudolf Walser. Mais il ne faudrait pas que cette mesure fasse grimper les prix. La mise hors circulation des pièces d'un centime n'est pour sa part pas contestée. Utilisée uniquement comme porte-bonheur ou à des fins publicitaire, la piécette est "sans importance dans la vie quotidienne des consommateurs", relève l'économiste de la FRC. /ATS
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