Assemblée des délégués du PRD: non à l'uniforme à l'école

MORAT FR - Les radicaux suisses ne soutiennent pas le port de l'uniforme à l'école. Réunis pour le deuxième jour de leur assemblée à Morat, ils ont clairement repoussé cette proposition faisant partie de leur programme pour une Suisse ouverte.Alors que vendredi, le milliard de cohésion a passé la rampe comme une lettre en courrier A, le programme d'intégration a soulevé pas mal de remous. Le port de l'uniforme à l'école a été balayé par 154 voix contre 19 et 12 abstentions.Présidente du PRD zurichois, Doris Fiala a résumé la question: "L'dée n'est peut-être pas mauvaise, mais elle ne peut pas être soutenue par les radicaux". La conseillère nationale vaudoise Christiane Langerberger s'est aussi prononcée contre l'uniforme aussi bien pour des raisons de principe que de coûts.Les relations entre Eglise et école ont fait ressortir un sérieux clivage dans l'assemblée. Les représentants de la Suisse centrale sont montés aux barricades pour défendre les racines chrétiennes de la Suisse.Le Genevois Bernard Favre et le Tessinois Jacques Ducry notamment ont ferraillé ferme contre eux: à leur avis, la Suisse ne s'est pas construite sur ses engagements religieux mais républicains. La question est de savoir si l'école veut être républicaine ou chrétienne.Les délégués ont largement refusé d'interdire le port de symboles religieux à l'école publique. Le pragmatisme et les différences cantonales l'ont emporté.Intégration ne veut pas dire adaptation à 100 %. Cette dernière ne peut pas être le but d'une société axée sur l'individualisme et la responsabilité individuelle, a rappelé la présidente des Jeunes radicaux suisses Lena Schneller.L'intégration, c'est aussi vivre et laisser vivre. Le PRD est particulièrement intéressé du fait de sa vision libérale à ce que chacun puisse faire usage de ses libertés et saisir ses chances sans l'aide de l'Etat. Plus un individu est bien intégré dans la société, plus la chance est grande qu'il puisse mener sa vie en toute autonomie et responsabilité.Chiffres à l'appui, le conseiller d'Etat bâlois Hanspeter Gass n'a pas dit autre chose. Selon le directeur de la sécurité du canton de Bâle-Ville, "les investissements consentis dans le domaine de l'intégration divisent par trois, voire par sept, les coûts des conséquences, tout comme la prévention fait baisser les frais médicaux dans le domaine de la santé". /ATS
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