Accord in extremis au Conseil des droits de l'homme

Les membres du Conseil des droits de l'homme ont trouvé in extremis un compromis sur leurs règles de fonctionnement. Le président du Conseil a annoncé à minuit pile un accord, salué par les acclamations.Le président du Conseil l'ambassadeur mexicain Alfonso de Alba est monté sur le podium une minute avant l'heure fatidique pour s'excuser du retard. Il a proposé d'accepter son texte comme un compromis en annonçant aux délégués qu'il allait être distribué dans les minutes qui suivent. Le Conseil prendra une décision sur ce texte mardi, a précisé l'ambassadeur. "S'il n'y a pas d'objection, il en est ainsi décidé", a-t-il conclu. Personne n'a pu prendre la parole, les services de la conférence ayant interrompu leurs prestations.Le Conseil devait adopter lundi soir au plus tard l'ensemble de ses règles de fonctionnement, pour respecter le délai d'un an fixé par l'Assemblée générale de l'ONU, après des mois de tractations.Selon le compromis adopté, les membres du Conseil ont accepté de supprimer les mandats des rapporteurs de Cuba et du Bélarus. Les marchandages avaient duré toute la journée.La Chine a demandé une majorité des deux tiers pour le vote des résolutions au lieu de la majorité simple. Cette proposition était catégoriquement rejetée par l'Union européenne (UE). Mais le groupe occidental souhaitait éviter un vote, dont l'issue aurait été incertaine compte tenu de la prépondérance de pays non-alignés au sein du Conseil.A minuit, le Conseil a changé automatiquement de président: l'ambassadeur roumain Doru Romulus Costea succède à l'ambassadeur mexicain. Un tiers des 47 pays membres est en outre renouvelé, suite à leur élection par l'Assemblée générale de l'ONU. /ATS
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