Sécurité en mains irakiennes d'ici un an, selon le général Casey

WASHINGTON - Le chef des forces américaines en Irak estime que les forces armées irakiennes devraient pouvoir assurer la sécurité du pays d'ici un an. "En dépit des défis actuels, le succès est possible en Irak", selon l'ambassadeur américain à Bagdad."Je crois que dans 12 à 18 mois, (les forces) de sécurité irakiennes seront complètement capables de prendre en charge leur propre sécurité", a déclaré le général George Casey. Le chef des forces américaines s'exprimait lors d'une conférence de presse à Bagdad aux côtés de l'ambassadeur des Etats-Unis en Irak Zalmay Khalilzad.Le général a précisé que les forces armées irakiennes avaient eu 300 "martyrs" dans leurs rangs lors d'affrontements avec les rebelles durant le mois de jeûne du ramadan, qui vient de s'achever.Devant la presse, M. Khalilzad a précisé que le gouvernement irakien recevrait avant la fin de l'année un calendrier d'action dans lequel il lui sera demandé de "s'engager à faire ce qui est nécessaire" dans le domaine de la sécurité pour continuer à bénéficier de l'aide internationale.Il a dans le même temps accusé l'Iran et la Syrie de "soutenir" les groupes impliqués dans la violence confessionnelle en Irak. Ces pays "ont peur du succès de l'Irak et veulent miner notre détermination", a-t-il ajouté.Ces propos interviennent alors que l'armée américaine a annoncé de nouvelles pertes. Un soldat américain a été tué dimanche à Bagdad et deux Marines sont morts lundi dans la province occidentale d'Al-Anbar, portant à 14 le bilan des pertes US en Irak en trois jours.Depuis le début octobre, 89 GI's ont péri en Irak, un mois qui s'annonce comme l'un des plus meurtriers pour l'armée américaine depuis l'invasion de mars 2003 du pays, où sont déployés actuellement quelque 140'000 soldats américains.Sur le plan politique, Abdel-Aziz Hakim, président du Conseil Suprême de la Révolution Islamique en Irak (CSRII), a défendu le fédéralisme devant plusieurs milliers de chiites réunis devant son domicile de Bagdad. Il s'agit d'un rempart, a-t-il dit, contre "la dictature" et "un pouvoir central injuste".Le parlement irakien a adopté le 11 octobre une loi instituant le fédéralisme dans 18 mois au plus tôt, afin de donner le temps de procéder à une révision de la Constitution, susceptible d'apporter des apaisements aux sunnites. /ATS
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