Saddam Hussein: ouverture du deuxième procès

BAGDAD - Le deuxième procès de Saddam Hussein s'est ouvert à Bagdad. L'ancien président irakien et six de ses lieutenants sont jugés pour génocide dans le cadre de l'opération "Anfal" qui aurait fait jusqu'à 100'000 morts au Kurdistan en 1987 et 1988.L'audience du Haut tribunal pénal irakien s'est ouverte en présence de tous les accusés peu avant 10h00 locales, sous la présidence du juge chiite Abdallah al-Ameri. Saddam Hussein a immédiatement refusé de plaider coupable ou non coupable.Cet audience devait largement être consacrée à des questions de procédure, en particulier la lecture de l'acte d'accusation, selon Raëd Jouhi, le principal juge d'instruction du Haut tribunal.L'instruction pour le procès des campagnes Anfal a été bouclée début avril et Saddam Hussein, ainsi que six coaccusés, a été inculpé le 4 avril pour son rôle lors de ces opérations, présentées par l'ancien régime comme une opération de contre-insurrection en temps de guerre contre l'Iran.L'un des coaccusés, Ali Hassan al-Majid, un cousin de Saddam Hussein, surnommé "Ali le chimique", est au centre de l'affaire. Il fait l'objet de nombreuses accusations, notamment d'utilisation de gaz toxiques, d'exécutions massives, et d'établissement de camps de détention pour soumettre le Nord kurde.Selon diverses estimations, jusqu'à 100'000 personnes ont été tuées et plus de 3000 villages ont été détruits pendant les campagnes Anfal, qui ont également provoqué un déplacement massif de la population kurde.Le procès devrait s'achever en décembre, selon un responsable américain, à moins qu'il ne soit interrompu par le verdict du premier procès de Saddam dans l'affaire de Doujaïl. Dans le cadre de cette procédure, le président déchu et sept co-accusés sont jugés pour la mort de 148 villageois chiites tués dans les années 1980 après un attentat contre le convoi présidentiel en 1982.Ce verdict doit être prononcé le 16 octobre. Si Saddam Hussein est reconnu coupable, il risque la peine de mort. Il pourra faire appel, mais en cas de rejet, il pourrait être exécuté dans un délai de 30 jours, soit avant la fin du procès Anfal, qui se poursuivrait alors sans lui. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.