Saddam Hussein condamné à mort: entre satisfaction et réticence

BAGDAD - Les pays occidentaux et la Maison Blanche ont exprimé leur satisfaction de voir l'ancien président irakien Saddam Hussein condamné à mort pour ses crimes. Les Européens ont toutefois fait état de leur réticence face à la peine capitale.La Maison Blanche s'est félicité de la condamnation à mort prononcée contre Saddam Hussein, a annoncé le porte-parole de la présidence américaine, Tony Snow. Il a qualifié le système judiciaire irakien d'"indépendant et fiable".Londres a été la première capitale à réagir. "Je salue le fait que Saddam Hussein et les autres accusés ont été présentés devant la justice et ont eu à rendre compte de leurs crimes", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères Margaret Beckett quelques minutes après l'énoncé du verdict à Bagdad.En Europe, l'approbation était plus modérée, et surtout tempérée par le rejet européen de la peine de mort. La France a dit "prendre acte de la sentence prise par la justice irakienne", tout en rappelant la position de la France et de l'Union européenne pour l'abolition de la peine de mort.Le chef du gouvernement italien Romano Prodi a estimé que la condamnation de Saddam Hussein reflétait "le jugement de toute la communauté internationale" sur ce "dictateur", tout en estimant qu'il fallait "avoir une réflexion sur la peine de mort".Tout en jugeant que, "comme tout autre dirigeant politique, Saddam Hussein doit répondre de ses actes", le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a lui aussi rappelé que l'UE était contre la peine de mort.Commentaire différend à Moscou, où le président de la commission des Affaires étrangères Konstantin Kossatchev a mis en garde contre les "conséquences catastrophiques" qu'aurait pour l'Irak la pendaison de l'ancien président irakien Saddam Hussein, tout en jugeant "peu probable" que sa condamnation à mort soit appliquée.Amnesty International a jugé que le procès avait été "une affaire glauque, marquée par de graves failles qui remettent en question la capacité du tribunal, tel qu'il est établi actuellement, à administrer une justice juste, en conformité avec les normes internationales".La Chine s'est refusée à tout commentaire dans une affaire intérieure à l'Irak. /ATS
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